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Le sixième enfant de Leopold Legrand // Émouvant //

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Franck, ferrailleur, et Meriem ont cinq enfants, un sixième en route, et de sérieux problèmes d’argent. Julien et Anna sont avocats et n’arrivent pas à avoir d’enfant. C’est l’histoire d’un impensable arrangement.  Que se passe-t-il quand des gens biens se trouvent dans une situation impossible ? Le choix qui en découle est-il moral ? La réponse à cette question est-elle vraiment importante ? Qu'est-ce que la maternité ? Le scénario laisse le spectateur se faire sa propre idée, il ne juge pas, ne tranche pas, restant sur le fil. Pas de méchant dans cette histoire, pas de manichéen. Le quatuor d’acteurs est formidable, notamment le toujours émouvant Benjamin Lavernhe. L’histoire, forte et simple, génère des émotions nuancées, complexes. Certes, le film n’invente rien, cependant il dépeint avec sincérité les liens nés entre ces deux couples pas destinés à se rencontrer et qui pourtant sont immédiatement en sympathie. C’est aussi une histoire de femmes car ce sont elles...

Une belle course de Christian Carion // Mélancolique //

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Madeleine, 92 ans, appelle un taxi pour rejoindre la maison de retraite où elle doit s'installer. Elle demande à Charles, un chauffeur désabusé, de passer par les lieux qui ont compté dans sa vie, pour les revoir une dernière fois. Peu à peu, au détour des rues de Paris, surgit un passé hors du commun qui bouleverse Charles.  J’y suis allée sans conviction, parce que j’avais envie d’aller au cinéma et que l’horaire collait. J’ai tout vu venir tant le scénario est prévisible. Le film joue principalement de la complicité entre Dany Boon et Line Renaud. Lui se renouvelle dans un rôle plus dramatique tandis qu’elle joue presque son propre rôle. Elle évoque avec pudeur et humour une fin prochaine pour un film testamentaire. Alice Isaaz, ravissante et fière, et Jérémie Laheurte, beau et dangereux, complètent ce casting pour des flashbacks formellement esthétiques mais moins incarnés. Madeleine raconte sa vie, se la remémore, la revit. Les images autant que la mise en scène montrent les s...

Les enfants des autres de Rebecca Zlotowski // Sensible //

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Rachel a 40 ans, pas d'enfant. Elle aime sa vie : ses élèves du lycée, ses amis, ses ex, ses cours de guitare. En tombant amoureuse d’Ali, elle s’attache à Leila, sa fille de 4 ans. Elle la borde, la soigne, et l’aime comme la sienne. Mais aimer les enfants des autres, c’est un risque à prendre… C’est l’histoire émouvante et triste d’une femme qui n’a pas le bon timing. Elle aime, pas le bon, pas au bon moment. Femme moderne qui doit accepter que choisir c’est renoncer, elle s’interroge aussi, questionne ses contradictions. Le rôle colle à la sensibilité de Virginie Efira, à sa pudeur aussi, alors qu’elle passe paradoxalement la moitié du film plus ou moins nue. La réalisatrice filme autant la passion charnelle du couple que la tendresse filiale. Les scènes de vie familiales se succèdent sur fond d'une bonne B.O mais avec d’affreux fondu au noir, entre petites joies et anicroches ; certaines sont très jolies, notamment celles qui évoquent la transmission et les biais qu’elle em...

Don't worry darlingd'Olivia Wilde // Ambitieux et féroce //

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La chronique d'une communauté isolée dans le désert californien en plein cœur des années 1950, au sein de laquelle une femme au foyer voit sa vie être chamboulée.  Les premiers pas d’Olivia Wilde, réalisatrice sur grand écran (elle a déjà réalisé un long pour Netflix) : une claque esthétique. Un thriller psychologique féministe, glamour, dense et sombre qui monte en puissance et ne lâche pas le spectateur sur un scénario intelligent et une atmosphère surannée oppressante. Sans trop en révéler, disons seulement que le suspense tient ses promesses. La B.O , les costumes et les décors d’une banlieue américaine des années 1950 sont extras : c’est beau, la photographie est ultra soignée. Le casting est top, notamment Florence Pugh, forte et fragile à la fois, Olivia Wilde et Chris Pine, à contre-emploi et un peu sous-exploité. Son personnage aurait mérité d’être un peu plus détaillé, notamment parce que ses duels avec Alice sont fascinants, quoique frustrants car pas tout...

Avatar de James Cameron // Plaisant //

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Malgré sa paralysie, Jake Sully, un ancien  marine , est resté un combattant au plus profond de son être. Il est recruté pour se rendre sur Pandora, où de puissants groupes industriels exploitent un minerai rarissime destiné à résoudre la crise énergétique sur Terre. Je ne me souvenais guère du film, l’idée générale, quelques images… J’ai donc saisi l’occasion de me rafraîchir la mémoire avant la sortie du deuxième. Sur grand écran, c’est toujours mieux !  Cela faisait des années que je n’avais pas vu un film en 3D. Honnêtement, ça n’apporte pas grand-chose à l’œuvre, ça relève plus du gadget qui a le défaut de rendre certains contours flous. Une fois habituée, j’ai pu me replonger dans cette fable écologique divertissante, peuplée de personnages caricaturaux plus ou moins sympathiques, porté par un casting de qualité évoluant dans de jolis décors numériques. Les espèces de dragons sont très chouettes, les autres bestioles me laissent plus perplexe car elles n’ont biologi...

Canailles de Christophe Offenstein // Poussif //

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S uite à un casse qui a mal tourné, Antoine, blessé, débarque de force chez Elias pour se planquer. S’engage alors un étrange rapport de complicité et d'emprise entre  le braqueur, un rien anarchiste,  et le  prof d’histoire sans histoires . Mais c’était sans compter sur Lucie, l’enquêtrice un peu spéciale, chargée de l’affaire…  C'est une comédie moyenne dont l'essentiel se trouve dans la bande-annonce. Le casting s'avère inégal. Garcia campe avec gourmandise un prof un peu coincé, un peu veule, face à un Cluzet en demi-teinte et encore en répétition de lui-même. Dora Tillier est formidable en flic pêchue. Tantôt drôle, tantôt gênant, le film a le mérite de distraire malgré les trop nombreuses facilités et les raccourcis malheureux. Je trouve que le lien entre les deux hommes ne fonctionne pas complètement, le jeu des acteurs ne s'accordant pas. Garcia et Tillier forment un duo nettement plus complice. Le scénario reste trop en surface, il n'approfondit rien et...

Coup de théâtre de Tom George // Délicieux //

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Dans le West End des années 50 à Londres, la préparation de l’adaptation cinématographique d’une pièce à succès est brutalement interrompue par le meurtre de son réalisateur hollywoodien. En charge de l’enquête, l’inspecteur Stoppard et l’agent Stalker se retrouvent plongés au cœur d’une enquête dans les coulisses à la fois glamour et sordides du théâtre.  La pièce à succès en question, c'est La souricière d'Agatha Christie toujours à l'affiche dans le West End. Il est utile dans connaître l'argument pour comprendre certaines références du film qui en est truffé. Hommage et parodie en même temps, le film est mené tambour battant jusqu'au dénouement et à la découverte finale, se terminant par un dernier clin d'œil. Autant les deux policiers sont bien campés par Sam Rockwell et Saoirse Ronan et attachants, autant les suspects font l'objet d'une caractérisation plus sommaire. Adrien Brody campe avec délice un réalisateur tombeur et arrogant, détestable et s...

Le tigre et le président de Jean-Marc Peyrefitte // Bancal //

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1920. Georges Clemenceau vient de perdre l’élection présidentielle face à l'inconnu Paul Deschanel, un idéaliste qui veut changer le pays. Mais un soir ce dernier tombe d'un train et se volatilise. Au petit matin, la France cherche son président, une occasion en or pour le Tigre Clemenceau...  Le film commence avec la disparition de Deschanel puis part dans un long flashback expliquant l'élection de ce dernier à la présidence de la République (la IIIème) et ses premiers pas dans la fonction. Élection triomphale grâce à ses talents d'orateurs, premiers pas douloureux à cause de son anxiété. Même s'il a le mérite de faire redécouvrir un président oublié de notre Histoire, je regrette les grandes libertés prises avec celle-ci. Vers le milieu, il s'endort un peu, et nous aussi, malgré une B.O virevoltante. Ça tient sans doute au manque de contextualisation de la période, mis à part le Traité de Versailles sur lequel, d'ailleurs, la position de Deschanel est...

Les poisons de Katharz d'Audrey Alwett

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Acheté peu avant de partir en vacances, je l'ai commencé avant et fini pendant.  A Katharz, ville-prison dans laquelle sont expédiés les criminels, le meurtre est légal et même récompensé. Ténia Harsnik, la dirigeante, y règne par la terreur et aime jouer de la guillotine. Non qu'elle soit cruelle, mais il lui faut coûte que coûte maintenir le nombre d'habitants sous le seuil des cent mille âmes. Le dépasser conduirait hélas à la fin du monde, et ça serait désagréable. Audrey Alwett (1982 - ) est auteur, scénariste de bande dessinée et conteuse. Durant ses études littéraires, qu’elle effectue à Nantes, elle travaille dans diverses petites maisons d’édition et écrit pour la presse régionale. Elle publie aussi des nouvelles dans des genres très différents (fantasy, SF, polar, société, historique…). Après un Master de littérature, c’est grâce à Lanfeust Mag qu’elle rejoint le monde de la bande dessinée, en publiant des histoires courtes. Elle rallie le studio Gottferdom en 200...

Krompromat de Jérôme Salle // Décevant //

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Expatrié français en Russie, Mathieu Roussel est arrêté et incarcéré. Victime d’un kompromat, de faux documents compromettants utilisés par les services secrets russes pour nuire à une cible, menacé d’une peine de prison à vie, il ne lui reste qu’une option : s’évader.  Le problème c'est que quand on en arrive à l'évasion, la moitié du film s'est déjà écoulée dans un décor gris et brun. San être ennuyeux, son déroulement ressemble plus à un thriller d'espionnage réaliste manquant de jus qu'au film d'action que j'attendais. Manque le côté haletant, même si l'atmosphère est tendue. Manque l'action et le suspense. Heureusement Gilles Lellouche, attachant, apporte sa densité et son côté très français à son personnage d'abord très passif qui finit par se prendre en main. La réalisation a un côté daté que je ne m'explique pas, le film aurait pu être fait exactement de la même manière il y a dix ans et le scénario comporte trop de stéréotypes, d...