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Affichage des articles du 2026

Spider-Man : Brand new day de Destin Daniel Cretton / Inégal et étiré, divertissant /

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C’est un tout nouveau jour pour Peter Parker Dans un monde qui ne se souvient plus de lui, il poursuit sans relâche sa lutte contre la criminalité. Mais le sentiment d’avoir été oublié par ses amis qui avancent désormais sans lui provoque un changement chez Peter qu’il n’est peut-être pas en mesure de contrôler.  N'étant pas familière des comics d'origine et n'étant pas non plus une grande admiratrice de Spider-Man, j'abordais ce nouvel opus sans attente particulière. Le précédent film m'avait laissé une impression mitigée ; celui-ci s'en sort légèrement mieux, mais souffre d'un défaut majeur : sa durée excessive. À 2h25, le récit paraît souvent étiré et peine à maintenir l'intérêt sur la longueur. La révélation de l'identité du principal antagoniste constitue une véritable surprise. Malheureusement, une fois ce mystère levé, le scénario devient nettement plus prévisible.  Le film s'attarde longuement sur les états d'âme de Peter Parker, part...

De la Comédie-Française de Martin Darondeau et Bertrand Usclat / Ludique et savoureux /

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Dans 3 heures, Nina dévoile sa première mise en scène à la Comédie-Française. Mais rien ne se passe comme prévu. Pourtant, Nina n’a pas d’autre choix que d’aller jusqu’au bout car s’il y a bien une règle d’or à la Comédie-Française, c’est qu’on n’annule pas.  Un film bref et enlevé qui célèbre avec malice l'esprit de troupe de la mythique Comédie-Française.  Pensionnaires et sociétaires, de Pauline Clément à Christian Hecq, en passant par Danièle Lebrun, Laurent Stocker, Marina Hands, Adeline d’Hermy, Benjamin Lavernhe ou Guillaume Gallienne, prennent un plaisir communicatif à dévoiler les coulisses de cette vénérable institution, placée sous le regard d'un Molière aussi fantasque qu'inattendu. Le casting s'investit pleinement dans ce jeu de miroir entre fiction et réalité, porté par des dialogues vifs et particulièrement savoureux.  Les situations se succèdent avec efficacité, entre vaudeville, drame et joyeux désordre, dans un esprit d'autodérision qui fait souven...

The last Viking d'Anders Thomas Jensen / Humaniste et décalé /

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Après quinze ans derrière les barreaux, un braqueur de banque sort de prison et veut récupérer le butin qu’il avait confié à son frère avant son arrestation. Mais ce dernier, convaincu d’être la réincarnation de John Lennon, l’entraîne dans un voyage aussi inattendu qu’improbable… Un film résolument iconoclaste dans le paysage cinématographique actuel. Derrière un rythme parfois un peu lent, The Last Viking interroge avec sensibilité l'amour fraternel et le regard que la société porte sur la maladie mentale.  Mads Mikkelsen est remarquable dans le rôle de cet homme persuadé d'être John Lennon tout en se montrant d’une franchise désarmante. Avec beaucoup de naturel, il parvient à rendre son personnage profondément attachant. Face à lui, Nikolaj Lie Kaas compose un homme peu fréquentable, mais suffisamment nuancé pour ne jamais sombrer dans la caricature.  La quête de l'argent perdu sert avant tout de prétexte à l'exploration des blessures de l'enfance et au portrait ...

L'Odyssée de Christopher Nolan / Une fresque généreuse /

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L’Odyssée est une épopée mythique tournée à travers le monde qui suit le retour d'Ulysse vers Ithaque.  Premier véritable blockbuster de l'été pour moi. Entre le casting prestigieux et le réalisateur, je ne pouvais passer à côté du film malgré une durée approchant les trois heures. Une bonne demi-heure de moins n'aurait d'ailleurs pas nui à l'ensemble, notamment en allégeant les nombreux retours sur la guerre de Troie et le sac de la ville, qui finissent par ralentir le récit. N'ayant qu'un souvenir lointain de ma lecture de L'Odyssée, j'y ai néanmoins retrouvé les grandes lignes du mythe, globalement respectées, même si certains épisodes sont traités de façon assez expéditive.  Matt Damon, dont je ne suis habituellement pas une fervente admiratrice, prête avec conviction sa présence physique et son flegme à un Ulysse marqué par les épreuves. Anne Hathaway livre une Pénélope déterminée, tandis que Charlize Theron compose une Calypso plus discrète qu...

La bataille De Gaulle - J'écris ton nom d'Antonin Baudry / Épique et inégal /

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La suite du premier opus, entre 1942 et 1945.  J'avais beaucoup apprécié le premier volet, et cette suite en reprend les principales qualités. Le film est passionnant, riche en enseignements et éclaire avec pertinence plusieurs aspects de la Seconde Guerre mondiale, notamment sa dimension politique. Le casting est remarquable, avec notamment Simon Abkarian, Niels Schneider, Anamaria Vartolomei, Félix Kysyl, Thierry Lhermitte et Loïc Corbery, tous très convaincants dans leurs rôles. Quelques touches d'humour bien dosées viennent également alléger le récit. Le film ne cherche pas à idéaliser Roosevelt ni Giraud. Quant à De Gaulle, il est dépeint de manière plus nuancée : tour à tour stratège habile, attentif aux conseils avisés ou encore particulièrement difficile à supporter. Cette complexité contribue à humaniser la figure historique.  La qualité de la reconstitution historique est indéniable et la réalisation se distingue par son ampleur et son souffle, parfois même avec une ...

Les Parfait(s) - arnaques en famille de Ludovic Bernard / Gentiment raté /

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Chez les Toussaint, l’arnaque est un art qui rapporte. Poursuivis, ils doivent fuir. Seule option ? Emprunter l’identité d’une famille sans histoire - les Parfait - et se réfugier...en Écosse. Entre des collègues trop curieux et une mystérieuse voisine, leur double vie va rapidement se compliquer…  Je m’attendais à trouver dans cette comédie d’escroquerie l’efficacité et l’élégance du genre. Force est de constater que l’exercice convainc peu. Le déplacement de l’intrigue en Écosse n’apporte guère de singularité à un récit qui reste prisonnier de codes déjà largement exploités. Les acteurs s’investissent avec sérieux et tirent le meilleur parti d’une succession de situations agréables mais rarement véritablement drôles. Cette famille d’arnaqueurs, aussi maladroite qu’improbable, peine à susciter la crédibilité nécessaire : on s’interroge souvent sur la manière dont elle a pu échapper aux autorités pendant tant d’années.  La présence d’Alan Cumming surprend davantage qu’elle ne ...

Des minions et des monstres de Pierre Coffin / Ludique et déjanté /

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Une histoire aussi rocambolesque qu’absurde, mais bien sûr totalement véridique, qui raconte comment les Minions sont devenus des stars de cinéma, pour finalement tout perdre en libérant au passage une bande de monstres déchaînés, avant de s’unir pour tenter de sauver la planète.  Ce troisième volet de la saga dérivée de Moi, moche et méchant introduit un duo à la fois absurde et attachant, dans la lignée des personnages emblématiques de la franchise. Leur langage, toujours aussi décalé, demeure une source constante d’humour.  Le film se distingue également par la richesse de ses références, allant de Chantons sous la pluie à Avengers, tout en puisant dans l’univers de Cthulhu et le cinéma de la Hammer. Son esthétique rend hommage au cartoon et au burlesque, portée par une animation fluide et irréprochable.  Si l’ensemble peut sembler parfois un peu désordonné, voire scénaristiquement léger, l’énergie comique, la générosité visuelle et la vivacité des couleurs compensent ...

Disclosure day de Steven Spielberg / Divertissant et tout à fait oubliable /

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Si tu découvrais que nous ne sommes pas seuls ? Si on te le montrait, te le prouvait, ça te ferait peur ? Les gens ont droit à la vérité. Elle appartient à sept milliards de personnes. Chaque seconde nous rapproche de l’inévitable… Disclosure Day.  Ah ! Le dernier Spielberg, je ne pouvais pas rater cela ! Le film s’ouvre in media res, sans recours au flashback, un choix pertinent pour ce thriller de science-fiction teinté de paranoïa et de religion. Le spectateur est ainsi immédiatement immergé dans l’action, découvrant progressivement les enjeux au fil du récit. Dommage que la révélation soit finalement assez limitée.  Construit comme un puzzle, le film souffre toutefois d’un manque de rythme ; une durée réduite d’une vingtaine de minutes aurait sans doute renforcé son efficacité. Le scénario, assez classique et manichéen, peine à se démarquer et aboutit à une conclusion ouverte laissant clairement entrevoir une suite. S’il aborde les raisons et les difficultés liée...

La bataille De Gaulle - l'âge de fer d'Antonin Baudry / Passionnant /

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Juin 1940. La France s'effondre et signe l’armistice. Au milieu du chaos, un homme refuse de céder. Seul contre tous, ce général inconnu s'échappe vers Londres pour sauver ce qu'il reste d'un rêve : la liberté. Il tente un ultime pari : convaincre le monde que la bataille de France n'est ni terminée, ni perdue.  Le film s’impose d’abord par la qualité de son casting. Simon Abkarian endosse l’uniforme du Général avec une densité impressionnante, entouré de Florian Lesieur, d’un Benoît Magimel magnétique, de Loïc Corbery, toujours précis, ainsi que de Niels Schneider, Tom Mison et Simon Russell Beale. Chacun trouve sa place dans une partition d’ensemble solide et nuancée.  Le film restitue avec justesse une atmosphère politique tendue, faite d’accords fragiles, de trahisons ouvertes ou larvées, de coups d’éclat et d’une ironie lucide. Le choix du réalisateur de ne pas adoucir la figure de De Gaulle est particulièrement pertinent : déjà inflexible, habité par une rigue...

Colony de Sang-Ho Yeon / Bourrin mais divertissant /

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Dans un gratte-ciel du centre de Séoul, une mystérieuse contamination se propage brusquement. L’immeuble est bouclé et toutes les personnes présentes confinées. Au départ, les infectés rampent comme des bêtes. Mais peu à peu, ils évoluent…  Ayant adoré Dernier train pour Busan, je me suis laissée tenter par ce nouvel opus de Sang-Ho Yeon. Même si je lui préfère encore Dernier train pour Busan, j’ai été embarquée par ce film de zombies plutôt intelligent dans son propos. Malgré quelques incohérences, il propose des idées intéressantes et parvient à distiller de vrais moments d’émotion.  Mon principal reproche concerne la mise en scène des séquences d’action : la caméra à l’épaule est ici utilisée à l’excès. Résultat, on distingue parfois mal ce qui se passe à l’écran, ce qui donne une impression de bouillie visuelle assez frustrante.  Du côté des personnages, ils sont inégalement attachants, mais le personnage principal, incarné par Gianna Jun, finit par susciter une réell...

The Mandalorian & Grogu de Jon Favreau / Divertissant mais creux /

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Pour protéger tout ce pour quoi la Rébellion s’est battue, la jeune Nouvelle République décide de faire appel au légendaire chasseur de primes mandalorien Din Djarin et son jeune apprenti Grogu pour retrouver un seigneur de guerre impérial en fuite.  Le film mise avant tout sur l’ambiance et le divertissement. Sans être familier des premières trilogies ni des séries Disney+ , on peut malgré tout se laisser porter par cette aventure spatiale au rythme généreux, portée par des effets spéciaux solides, même dominés par le numérique. Le film enchaîne les péripéties avec efficacité, mais peine à leur donner un véritable poids dramatique. Cette impression de regarder un long épisode de série persiste jusqu’au bout, sans réel enjeu ni avancée marquante dans l’arc narratif. Le personnage principal, toujours dissimulé derrière son casque, reste émotionnellement distant, réduisant souvent ses échanges à quelques attentions envers un Grogu plus enfant qu’élève. Quelques éléments retiennent...

La Vénus électrique de Pierre Salvadori / Mélancolique et léger /

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Paris, 1928. Antoine, jeune peintre en vogue, n’arrive plus à travailler depuis la mort de son épouse et désespère Armand, son galeriste. Un soir d'ivresse, Antoine tente d’entrer en contact avec sa femme par l’intermédiaire d’une fausse voyante, Suzanne, qui se révèle douée pour l’imposture.  La Vénus électrique déploie une fantaisie d’époque mélancolique et tendre, portée par une excellente distribution. Anaïs Demoustier, Pio Marmaï, Vimala Pons et Gilles Lellouche composent des personnages immédiatement attachants, qui donnent au film toute sa douceur et son charme. Le récit prend un peu de temps à trouver son rythme, et certains choix de lumière ou de décors paraissent parfois trop modernes. Là où l’on attendait davantage de légèreté et d’humour, le film privilégie une tonalité plus feutrée. Ça manque d'un peu de folie. Reste un film divertissant et délicat, dont la réflexion sur le deuil et les fantômes du passé est menée avec finesse, dans un équilibre réussi entre méla...

Pour le plaisir de Reem Kherici / Drôle et solaire /

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Fanny et Tom sont mariés et heureux depuis 20 ans. Mais un jour un secret éclate : Fanny n’a jamais eu d’orgasme. Tom, ingénieur, décide alors de relever un défi audacieux : créer l’objet qui révolutionnera le plaisir féminin. Ensemble, ils se lancent dans cette quête aussi déjantée qu’émouvante qui va transformer leur couple.  Pour le plaisir aborde un sujet inattendu — la création du Womanizer — avec plus de douceur et de pudeur qu’on pourrait l’imaginer. Inspiré de faits réels, le film raconte surtout l’histoire d’un couple qui s’aime encore mais s’est éloigné, et qui retrouve peu à peu sa complicité à travers le jeu, l’écoute et l’invention. Le duo Alexandra Lamy / François Cluzet fonctionne très bien. Leur complicité rend le couple crédible et attachant. Le choix d’Alexandra Lamy est particulièrement juste : son image de “girl next door” apporte beaucoup de naturel à un sujet qui aurait facilement pu tomber dans la vulgarité. Le film reste au contraire assez pudique et même pl...

The criminals de David Mackenzie / Efficace /

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La découverte d'une bombe non explosée de la Seconde Guerre mondiale dans un chantier de construction londonien, provoque une évacuation massive soit l'opportunité parfaite pour un hold-up.  The criminals - Fuze en V.O -  est un bon film d’action, simple et efficace. Braquage, bombe, tension : le film enchaîne les scènes sans perdre de rythme et remplit parfaitement son rôle de divertissement.   Le scénario reste classique, avec un twist assez prévisible, même si le film réussit parfois à semer le doute. Ce n’est pas très original, mais suffisamment bien mené pour garder l’attention jusqu’au bout. Le casting fonctionne bien. Aaron Taylor-Johnson, Theo James et Sam Worthington apportent du charisme et tiennent leurs rôles avec efficacité. Leur présence porte une bonne partie du film. Les scènes d’action sont généreuses et les effets spéciaux solides. Sans être exceptionnel, le film offre un vrai moment de divertissement, honnête et assumé.  7,5/10

Le diable s'habille en Prada de David Frankel / Glamour mais creux /

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Miranda, Andy, Emily et Nigel replongent dans l’univers impitoyable et glamour du magazine Runway et des rues new-yorkaises où l’élégance est une arme redoutable.  Il y a vingt ans, j’avais trouvé le premier film très moyen (comme le roman d’ailleurs), pourtant j’aime bien le revoir de temps en temps à la télé. Dans cet opus dont la trame est calquée sur celle du précédent, on évoque les défis du numérique et de la culture du zapping, les petites et grandes trahisons du milieu chic mais toxique de la mode. Oui c’est glamour, oui les costumes sont magnifiques. Oui les acteurs sont excellents, de la ravissante mais lisse Anne Hathaway à la savoureuse Meryl Streep, en passant par Emily Blunt en garce qu’on adore détester et Stanley Tucci, génial pince sans rire. Il faut admettre que Kenneth Brannagh fournit un louable effort de sobriété qui rend son personnage plutôt attachant tandis que Theroux campe comme d’habitude une tête à claque. J’ai souri, parfois, mais pas ri, la faute aux d...

Michael d'Antoine Fuqua / Lisse et impersonnel /

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Le film raconte l'histoire de Michael Jackson au-delà de la musique, depuis la découverte d'un talent hors du commun en tant que leader des Jackson Five, jusqu'à l'artiste visionnaire dont l'ambition créative a alimenté une quête incessante pour devenir le plus grand artiste au monde.  Je suis mitigée quant à ce film. Je pensais que ce serait un biopic complet mais il se concentre sur le jeunesse et l’émancipation de l’artiste. Bizarrement je trouve qu’il ne parle de rien. Je comprends qu’il avait une relation forte avec sa mère, une mauvaise relation avec son père, un tyran domestique violent – excellent Colman Domingo, mais ses frères restent indéfinis (je suis incapable de dire lequel est lequel), Janet a été éradiquée, Diana Ross à peine figurée, je ne suis pas plus avancée sur son processus de création… Certes le petit Michael est mignon, certes, les scènes de chant et de danse sont géniales mais pas toujours bien amenées. Pourtant, il me reste surtout l’impres...

Compostelle de Yann Samuell / Humaniste /

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Fred, une prof suspendue, et Adam, un adolescent délinquant, entreprennent ensemble le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle cherche à apaiser son passé, il tente de canaliser sa colère et son sentiment d’abandon. Au fil des kilomètres, entre affrontements et instants suspendus, un lien fragile se tisse.  Je ne m’attendais à rien, sinon un fil un peu niais sur les bienfaits de la randonnée. Finalement j’ai beaucoup aimé. Le film est bien plus âpre que ce à quoi je m’attendais grâce à Julien Le Berre qui campe un ado parfois tête à claque, parfois carrément inquiétant – ce qu'il est dur ce gosse – mais toujours à fleur de peau, face à une Alexandra Lamy très sobre. Je ne connaissais pas le principe de ces marches de rupture mais il me paraît intéressant, surtout s’il est efficace. La progression d’Adam me semble bien amenée, de même que l’évolution de Fred. Les dialogues sont souvent drôles car aucun ne manque de répartie. Comme on pouvait s’en douter, certains paysages s...

Juste une illusion d'Olivier Nakache te Eric Toledano / Un peu creux /

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En 1985, Vincent, bientôt 13 ans, vit en banlieue parisienne dans une famille de la classe moyenne, entre un grand frère distant et des parents en conflit permanent. Nous partageons ses questions et ses doutes sur l’identité, l’amitié, la famille, la religion, le désir et les premiers élans amoureux.  Je voulais aimer ce film mais je n’ai pas réussi à adhérer. Les acteurs sont bons, la reconstitution est bonne, les dialogues amusants, j’ai beaucoup aimé la scène de la danse dont tout le monde parle, j’adhère plutôt aux valeurs du vivre ensemble, je capte une bonne partie des références même si je ne suis pas le public cible. Pourtant la mayonnaise ne prend pas. Rien n’accroche. Pas de surprise, pas de folie, pas de coup d’éclat. Sans doute ai-je eu du mal à m’identifier à cet ado qui essaie désespérément de mater son premier porno sur VHS avec ses potes tout en courant après une fille qui le méprise. J’en déduis que le scénario de cette vignette eighties manque de ressort et de con...

L'ultime héritier de John Patton Ford / Aussi sympathique qu’anecdotique /

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Becket Redfellow n’a qu’une obsession : se venger de la famille richissime qui a renié sa mère. Il décide de récupérer l’héritage qu’il estime lui revenir. Le problème ? Sept membres de la famille se dressent entre lui et cette fortune. Qu’à cela ne tienne : Becket est prêt à les éliminer un par un… jusqu’au dernier.  Je n’ai pas vu Noblesse oblige, dont le film est un remake, ni lu le roman. La version américaine souffre néanmoins clairement du manque d’humour anglais, le ton étant à la fois sérieux et parodique mais sans aller au bout se révèle bancal. Glen Powell, sémillant, ne manque pas de charme mais là, il eut fallu plus d’aspérités, plus de danger. La voix off m’a plutôt amusée, mais elle aurait pu être nettement plus piquante. J’ai bien aimé le cynisme final même s’il semble tomber comme un cheveu sur la soupe : tout au long du film, Becket est plus ou moins une victime sociale qui se révolte tout en se faisant une place au soleil par son mérite et puis tout à coup, c...

Projet dernière chance de Phil Lord et Christopher Miller / Sympa /

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Ryland Grace, professeur de sciences, se réveille seul à bord d’un vaisseau spatial, à des années-lumière de la Terre, sans aucun souvenir. Peu à peu, sa mémoire lui revient, et il comprend l’enjeu de sa mission : résoudre l'énigme de la mystérieuse substance qui cause l'extinction du Soleil.  Je n’ai pas lu le roman donc je ne peux pas juger l’adaptation. D’un point de vue scientifique, le film est assez technique, je n’ai clairement pas tout compris et même parfois je ne comprenais pas ce qu’il se passait, la faute à une narration un peu confuse et rempli d’invraisemblances. J’ai aussi eu du mal à adhérer au visuel de l’extraterrestre, vraiment très peu organique. Cela dit, la relation entre Grace et Rocky finit par être attachante, même si je trouve la fin très surprenante. Esthétiquement, c’est réussi, beau sur Terre et dans l’espace. Ryan Gosling et Sandra Hüller sont excellents, lui en prof brillant qui apprend le courage et l’amitié, elle en chef de mission convaincue pa...

Ceux qui comptent de Jean-Baptiste Leonetti / Mélancolique /

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Rose, force de la nature qui affronte tous ses problèmes avec une désarmante joie de vivre, et Jean, solitaire et taciturne ayant enfoui son grand cœur sous des couches de pudeur et de résignation, n’ont rien en commun. Quand il arrive malgré lui dans cette famille hors norme, il devient très vite indispensable.  Le film a déjoué mes attentes : c’est moins une comédie déjantée qu’une comédie dramatique mélancolique, presque désespérée, ponctuée de saillies humoristiques efficaces. Sans pathos, il évoque des sujets graves et délicats, sans adoucir ses personnages : Rose qui fuit la réalité, parfois exaspérante dans son déni, Jean, qui refuse de s’impliquer, même quand il devient évident que ça lui fait du bien. Sandrine Kiberlain et Pierre Lottin forment un duo attachant et complémentaire, elle extravertie et lumineuse, lui renfermé, quasi mutique. Les trois enfants s’en sortent bien, notamment Louise Labeque et  Alexis Rosenstiehl, en tête à claque . C’est original e...

Reminders of him de Vanessa Caswill / Joli /

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Après sept ans en prison, Kenna Rowan revient dans sa ville natale dans l'espoir de retrouver sa fille.  Je m’attendais à une romance un peu bête et très sensuelle. Finalement, c’est un peu moins bête mais aussi un peu moins sensuel que prévu. Le scénario est balisé, très prévisible, carrément improbable mais se suit sans déplaisir, notamment parce qu’il évoque des sujets durs, le deuil, la culpabilité, le pardon, sans trop de pathos, même si on s’enfonce dans la guimauve. Maika Monroe s’en sort bien, plutôt sobre, Tyriq Withers manque un peu de charisme pour convaincre. Lauren Graham et Bradley Whitford viennent amener leur expérience solide. Quelques beaux paysages canadiens viennent donner de grands espaces sur une B.O sympathique. Ce n’est pas un grand film, loin de là mais une jolie bluette qui fait passer le temps.  7/10

Police flash 80 de Jean-Baptiste Saurel / Sympa /

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1984. Yvon Kastendeuch, flic à l’ancienne est propulsé à la tête d’une « unité d’élite » : la Police Flash 80. Il doit faire équipe avec Guilaine, maman surmenée et cerveau du groupe, Marfoud, geek du Minitel, et Roberto, l’infiltré à la coupe mulet. Ensemble, ils vont tenter de démanteler un trafic de drogue en devenant une brigade si improbable, que même les années 80 n’étaient pas prêtes.  Je voulais adorer ce film et beaucoup rire. Ou l’inverse. Or, et commençons immédiatement par le plus gros problème du film, je n’ai pas beaucoup ri. J’ai souri, je me suis esclaffée (moqueuse, oui, oui) mais je me suis aussi un peu ennuyée. Moitié hommage, moitié pastiche, le film n’assume pas tout. L’aspect narardesque, parfois vulgaire, n’est, selon moi, pas poussé assez loin.   Tout ce mauvais goût affiché est nuancé par une critique pas très acerbe des aspects négatifs de cette période de tous les excès. Le grain de l’image façon années 80, je ne vois pas l’intérêt. Cela dit, il y du...

Le crime du 3ème étage de Rémi Bezançon / Joyeusement fantaisiste /

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Colette, professeure de cinéma spécialisée dans l’œuvre de Hitchcock, soupçonne son nouveau voisin d’en face d’avoir tué sa femme. Réalité ou déformation professionnelle ? Son mari, François, écrivain de romans historico-policiers un peu désuets, est d’abord sceptique face à l’obsession de Colette. Il se laisse cependant embarquer dans cette enquête rocambolesque.  Pastiche assumé de Fenêtre sur cour mâtiné d’Agatha Christie et de De Broca (Le Magnifique), avec mise en abyme et même intervention du Maître, cette comédie policière sur le couple atteint parfaitement son objectif : faire rire sans perdre le suspense. Laetitia Casta, pleine de charme et Gilles Lellouche en bougon qui s’attendrit, forment un couple en crise qui a besoin de retrouver la flamme. Guillaume Gallienne s’en donne à cœur joie dans un rôle ambigu. Dialogues ciselés et situations rocambolesques assumées font de ce film réjouissant et élégant une réussite. Les incursions de scènes du roman, qui illustrent au...

The history of sound d'Oliver Hermanus / Tendre et nostalgique /

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Lionel, jeune chanteur talentueux du Kentucky, quitte la ferme familiale pour intégrer le Conservatoire de Boston, où il rencontre de David, étudiant en composition aussi brillant que séduisant, mais leur lien naissant est brutalement interrompu lorsque David est mobilisé à la fin de la guerre. En 1920, réunis le temps d’un hiver, Lionel et David sillonnent les forêts et les îles du Maine pour collecter et préserver les chants folkloriques menacés d’oubli.  C’est un très beau film sur l’amour, la musique et sa mémoire collective, la beauté de l’Amérique profonde, les conséquences de la guerre et la mémoire des minorités qui disparaissent. Grâce à une reconstitution immersive et une musique planante, cette réalisation classique nous emporte dans les paysages de l’Amérique rurale des années 20. La photographie est superbe, visuellement, c’est magnifique. Paul Mescal et Josh O’Connor, parfaits de sobriété, forment un couple complice, sensible et sensuel. Tous les deux ont un joli brin...

La maison des femmes de Mélisa Godet / Nécessaire /

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À la Maison des femmes, entre soin, écoute et solidarité, une équipe se bat chaque jour pour accompagner les femmes victimes de violences dans leur reconstruction.  Un film presque documentaire mais incarné, sublimé, fluidifié par la fiction. Les scènes, souvent courtes reconstituent des pastilles du quotidien de ce lieu pluridisciplinaire qui essaie de faire sortir les femmes du cercle de la violence et de les aider à se reconstruire. Les témoignages sont percutants, sans misérabilisme, avec pudeur. Pour alléger ce film féministe dont le fond est dramatique et glaçant, il est parsemé d’humour plus ou moins noir, mais réaliste. Le casting est excellent, de Karin Viard à Eye Haïdara, en passant par Pierre Deladonchamps, Aure Atika, Juliette Armanet et Laetitia Dosch. Le scénario passe presque trop rapidement sur les difficultés liées à ce type de structure et s’avère prévisible mais célèbre la résilience et la solidarité. Il est suffisamment solide néanmoins pour soutenir l’intérêt ...

The bride ! de Maggie Gyllenhaal / Décoiffant, baroque /

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Rongé par la solitude, Frank se rend à Chicago dans les années 1930 et demande au Dr. Euphronious, scientifique visionnaire, de lui créer une compagne. Ils ressuscitent une jeune femme assassinée, et la fiancée prend vie !  Waouh ! C’est une œuvre radicale, féministe, d’une outrance assumée, dotée d’une esthétique gothique barrée, d’une liberté folle. Formellement réussie avec une photographie soignée et des scènes graphiques, elle peut mettre mal à l’aise, agacer, étonner, ravir, émouvoir, mais pas laisser indifférent. Ce qui m’a déstabilisée, c’est que je n’ai clairement pas tout compris : le prisme de la possession par Mary Shelley, le début contredit par une réplique du flic, etc ; le spectateur est parfois un peu perdu. La B.O est ébouriffante, tantôt anachronique, tantôt parfaitement dans les années 30. Le casting est parfait, de Jessie Buckley à Christian Bale, en passant par Annette Benning, Penelope Cruz, Jake Gyllenhaal et Peter Saarsgard. Ancré dans un mon...