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Affichage des articles du 2026

Disclosure day de Steven Spielberg / Divertissant et tout à fait oubliable /

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Si tu découvrais que nous ne sommes pas seuls ? Si on te le montrait, te le prouvait, ça te ferait peur ? Les gens ont droit à la vérité. Elle appartient à sept milliards de personnes. Chaque seconde nous rapproche de l’inévitable… Disclosure Day.  Ah ! Le dernier Spielberg, je ne pouvais pas rater cela ! Le film s’ouvre in media res, sans recours au flashback, un choix pertinent pour ce thriller de science-fiction teinté de paranoïa et de religion. Le spectateur est ainsi immédiatement immergé dans l’action, découvrant progressivement les enjeux au fil du récit. Dommage que la révélation soit finalement assez limitée.  Construit comme un puzzle, le film souffre toutefois d’un manque de rythme ; une durée réduite d’une vingtaine de minutes aurait sans doute renforcé son efficacité. Le scénario, assez classique et manichéen, peine à se démarquer et aboutit à une conclusion ouverte laissant clairement entrevoir une suite. S’il aborde les raisons et les difficultés liée...

La bataille De Gaulle - l'âge de fer d'Antonin Baudry / Passionnant /

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Juin 1940. La France s'effondre et signe l’armistice. Au milieu du chaos, un homme refuse de céder. Seul contre tous, ce général inconnu s'échappe vers Londres pour sauver ce qu'il reste d'un rêve : la liberté. Il tente un ultime pari : convaincre le monde que la bataille de France n'est ni terminée, ni perdue.  Le film s’impose d’abord par la qualité de son casting. Simon Abkarian endosse l’uniforme du Général avec une densité impressionnante, entouré de Florian Lesieur, d’un Benoît Magimel magnétique, de Loïc Corbery, toujours précis, ainsi que de Niels Schneider, Tom Mison et Simon Russell Beale. Chacun trouve sa place dans une partition d’ensemble solide et nuancée.  Le film restitue avec justesse une atmosphère politique tendue, faite d’accords fragiles, de trahisons ouvertes ou larvées, de coups d’éclat et d’une ironie lucide. Le choix du réalisateur de ne pas adoucir la figure de De Gaulle est particulièrement pertinent : déjà inflexible, habité par une rigue...

Colony de Sang-Ho Yeon / Bourrin mais divertissant /

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Dans un gratte-ciel du centre de Séoul, une mystérieuse contamination se propage brusquement. L’immeuble est bouclé et toutes les personnes présentes confinées. Au départ, les infectés rampent comme des bêtes. Mais peu à peu, ils évoluent…  Ayant adoré Dernier train pour Busan, je me suis laissée tenter par ce nouvel opus de Sang-Ho Yeon. Même si je lui préfère encore Dernier train pour Busan, j’ai été embarquée par ce film de zombies plutôt intelligent dans son propos. Malgré quelques incohérences, il propose des idées intéressantes et parvient à distiller de vrais moments d’émotion.  Mon principal reproche concerne la mise en scène des séquences d’action : la caméra à l’épaule est ici utilisée à l’excès. Résultat, on distingue parfois mal ce qui se passe à l’écran, ce qui donne une impression de bouillie visuelle assez frustrante.  Du côté des personnages, ils sont inégalement attachants, mais le personnage principal, incarné par Gianna Jun, finit par susciter une réell...

The Mandalorian & Grogu de Jon Favreau / Divertissant mais creux /

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Pour protéger tout ce pour quoi la Rébellion s’est battue, la jeune Nouvelle République décide de faire appel au légendaire chasseur de primes mandalorien Din Djarin et son jeune apprenti Grogu pour retrouver un seigneur de guerre impérial en fuite.  Le film mise avant tout sur l’ambiance et le divertissement. Sans être familier des premières trilogies ni des séries Disney+ , on peut malgré tout se laisser porter par cette aventure spatiale au rythme généreux, portée par des effets spéciaux solides, même dominés par le numérique. Le film enchaîne les péripéties avec efficacité, mais peine à leur donner un véritable poids dramatique. Cette impression de regarder un long épisode de série persiste jusqu’au bout, sans réel enjeu ni avancée marquante dans l’arc narratif. Le personnage principal, toujours dissimulé derrière son casque, reste émotionnellement distant, réduisant souvent ses échanges à quelques attentions envers un Grogu plus enfant qu’élève. Quelques éléments retiennent...

La Vénus électrique de Pierre Salvadori / Mélancolique et léger /

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Paris, 1928. Antoine, jeune peintre en vogue, n’arrive plus à travailler depuis la mort de son épouse et désespère Armand, son galeriste. Un soir d'ivresse, Antoine tente d’entrer en contact avec sa femme par l’intermédiaire d’une fausse voyante, Suzanne, qui se révèle douée pour l’imposture.  La Vénus électrique déploie une fantaisie d’époque mélancolique et tendre, portée par une excellente distribution. Anaïs Demoustier, Pio Marmaï, Vimala Pons et Gilles Lellouche composent des personnages immédiatement attachants, qui donnent au film toute sa douceur et son charme. Le récit prend un peu de temps à trouver son rythme, et certains choix de lumière ou de décors paraissent parfois trop modernes. Là où l’on attendait davantage de légèreté et d’humour, le film privilégie une tonalité plus feutrée. Ça manque d'un peu de folie. Reste un film divertissant et délicat, dont la réflexion sur le deuil et les fantômes du passé est menée avec finesse, dans un équilibre réussi entre méla...

Pour le plaisir de Reem Kherici / Drôle et solaire /

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Fanny et Tom sont mariés et heureux depuis 20 ans. Mais un jour un secret éclate : Fanny n’a jamais eu d’orgasme. Tom, ingénieur, décide alors de relever un défi audacieux : créer l’objet qui révolutionnera le plaisir féminin. Ensemble, ils se lancent dans cette quête aussi déjantée qu’émouvante qui va transformer leur couple.  Pour le plaisir aborde un sujet inattendu — la création du Womanizer — avec plus de douceur et de pudeur qu’on pourrait l’imaginer. Inspiré de faits réels, le film raconte surtout l’histoire d’un couple qui s’aime encore mais s’est éloigné, et qui retrouve peu à peu sa complicité à travers le jeu, l’écoute et l’invention. Le duo Alexandra Lamy / François Cluzet fonctionne très bien. Leur complicité rend le couple crédible et attachant. Le choix d’Alexandra Lamy est particulièrement juste : son image de “girl next door” apporte beaucoup de naturel à un sujet qui aurait facilement pu tomber dans la vulgarité. Le film reste au contraire assez pudique et même pl...

The criminals de David Mackenzie / Efficace /

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La découverte d'une bombe non explosée de la Seconde Guerre mondiale dans un chantier de construction londonien, provoque une évacuation massive soit l'opportunité parfaite pour un hold-up.  The criminals - Fuze en V.O -  est un bon film d’action, simple et efficace. Braquage, bombe, tension : le film enchaîne les scènes sans perdre de rythme et remplit parfaitement son rôle de divertissement.   Le scénario reste classique, avec un twist assez prévisible, même si le film réussit parfois à semer le doute. Ce n’est pas très original, mais suffisamment bien mené pour garder l’attention jusqu’au bout. Le casting fonctionne bien. Aaron Taylor-Johnson, Theo James et Sam Worthington apportent du charisme et tiennent leurs rôles avec efficacité. Leur présence porte une bonne partie du film. Les scènes d’action sont généreuses et les effets spéciaux solides. Sans être exceptionnel, le film offre un vrai moment de divertissement, honnête et assumé.  7,5/10

Le diable s'habille en Prada de David Frankel / Glamour mais creux /

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Miranda, Andy, Emily et Nigel replongent dans l’univers impitoyable et glamour du magazine Runway et des rues new-yorkaises où l’élégance est une arme redoutable.  Il y a vingt ans, j’avais trouvé le premier film très moyen (comme le roman d’ailleurs), pourtant j’aime bien le revoir de temps en temps à la télé. Dans cet opus dont la trame est calquée sur celle du précédent, on évoque les défis du numérique et de la culture du zapping, les petites et grandes trahisons du milieu chic mais toxique de la mode. Oui c’est glamour, oui les costumes sont magnifiques. Oui les acteurs sont excellents, de la ravissante mais lisse Anne Hathaway à la savoureuse Meryl Streep, en passant par Emily Blunt en garce qu’on adore détester et Stanley Tucci, génial pince sans rire. Il faut admettre que Kenneth Brannagh fournit un louable effort de sobriété qui rend son personnage plutôt attachant tandis que Theroux campe comme d’habitude une tête à claque. J’ai souri, parfois, mais pas ri, la faute aux d...

Michael d'Antoine Fuqua / Lisse et impersonnel /

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Le film raconte l'histoire de Michael Jackson au-delà de la musique, depuis la découverte d'un talent hors du commun en tant que leader des Jackson Five, jusqu'à l'artiste visionnaire dont l'ambition créative a alimenté une quête incessante pour devenir le plus grand artiste au monde.  Je suis mitigée quant à ce film. Je pensais que ce serait un biopic complet mais il se concentre sur le jeunesse et l’émancipation de l’artiste. Bizarrement je trouve qu’il ne parle de rien. Je comprends qu’il avait une relation forte avec sa mère, une mauvaise relation avec son père, un tyran domestique violent – excellent Colman Domingo, mais ses frères restent indéfinis (je suis incapable de dire lequel est lequel), Janet a été éradiquée, Diana Ross à peine figurée, je ne suis pas plus avancée sur son processus de création… Certes le petit Michael est mignon, certes, les scènes de chant et de danse sont géniales mais pas toujours bien amenées. Pourtant, il me reste surtout l’impres...

Compostelle de Yann Samuell / Humaniste /

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Fred, une prof suspendue, et Adam, un adolescent délinquant, entreprennent ensemble le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle cherche à apaiser son passé, il tente de canaliser sa colère et son sentiment d’abandon. Au fil des kilomètres, entre affrontements et instants suspendus, un lien fragile se tisse.  Je ne m’attendais à rien, sinon un fil un peu niais sur les bienfaits de la randonnée. Finalement j’ai beaucoup aimé. Le film est bien plus âpre que ce à quoi je m’attendais grâce à Julien Le Berre qui campe un ado parfois tête à claque, parfois carrément inquiétant – ce qu'il est dur ce gosse – mais toujours à fleur de peau, face à une Alexandra Lamy très sobre. Je ne connaissais pas le principe de ces marches de rupture mais il me paraît intéressant, surtout s’il est efficace. La progression d’Adam me semble bien amenée, de même que l’évolution de Fred. Les dialogues sont souvent drôles car aucun ne manque de répartie. Comme on pouvait s’en douter, certains paysages s...

Juste une illusion d'Olivier Nakache te Eric Toledano / Un peu creux /

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En 1985, Vincent, bientôt 13 ans, vit en banlieue parisienne dans une famille de la classe moyenne, entre un grand frère distant et des parents en conflit permanent. Nous partageons ses questions et ses doutes sur l’identité, l’amitié, la famille, la religion, le désir et les premiers élans amoureux.  Je voulais aimer ce film mais je n’ai pas réussi à adhérer. Les acteurs sont bons, la reconstitution est bonne, les dialogues amusants, j’ai beaucoup aimé la scène de la danse dont tout le monde parle, j’adhère plutôt aux valeurs du vivre ensemble, je capte une bonne partie des références même si je ne suis pas le public cible. Pourtant la mayonnaise ne prend pas. Rien n’accroche. Pas de surprise, pas de folie, pas de coup d’éclat. Sans doute ai-je eu du mal à m’identifier à cet ado qui essaie désespérément de mater son premier porno sur VHS avec ses potes tout en courant après une fille qui le méprise. J’en déduis que le scénario de cette vignette eighties manque de ressort et de con...

L'ultime héritier de John Patton Ford / Aussi sympathique qu’anecdotique /

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Becket Redfellow n’a qu’une obsession : se venger de la famille richissime qui a renié sa mère. Il décide de récupérer l’héritage qu’il estime lui revenir. Le problème ? Sept membres de la famille se dressent entre lui et cette fortune. Qu’à cela ne tienne : Becket est prêt à les éliminer un par un… jusqu’au dernier.  Je n’ai pas vu Noblesse oblige, dont le film est un remake, ni lu le roman. La version américaine souffre néanmoins clairement du manque d’humour anglais, le ton étant à la fois sérieux et parodique mais sans aller au bout se révèle bancal. Glen Powell, sémillant, ne manque pas de charme mais là, il eut fallu plus d’aspérités, plus de danger. La voix off m’a plutôt amusée, mais elle aurait pu être nettement plus piquante. J’ai bien aimé le cynisme final même s’il semble tomber comme un cheveu sur la soupe : tout au long du film, Becket est plus ou moins une victime sociale qui se révolte tout en se faisant une place au soleil par son mérite et puis tout à coup, c...

Projet dernière chance de Phil Lord et Christopher Miller / Sympa /

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Ryland Grace, professeur de sciences, se réveille seul à bord d’un vaisseau spatial, à des années-lumière de la Terre, sans aucun souvenir. Peu à peu, sa mémoire lui revient, et il comprend l’enjeu de sa mission : résoudre l'énigme de la mystérieuse substance qui cause l'extinction du Soleil.  Je n’ai pas lu le roman donc je ne peux pas juger l’adaptation. D’un point de vue scientifique, le film est assez technique, je n’ai clairement pas tout compris et même parfois je ne comprenais pas ce qu’il se passait, la faute à une narration un peu confuse et rempli d’invraisemblances. J’ai aussi eu du mal à adhérer au visuel de l’extraterrestre, vraiment très peu organique. Cela dit, la relation entre Grace et Rocky finit par être attachante, même si je trouve la fin très surprenante. Esthétiquement, c’est réussi, beau sur Terre et dans l’espace. Ryan Gosling et Sandra Hüller sont excellents, lui en prof brillant qui apprend le courage et l’amitié, elle en chef de mission convaincue pa...

Ceux qui comptent de Jean-Baptiste Leonetti / Mélancolique /

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Rose, force de la nature qui affronte tous ses problèmes avec une désarmante joie de vivre, et Jean, solitaire et taciturne ayant enfoui son grand cœur sous des couches de pudeur et de résignation, n’ont rien en commun. Quand il arrive malgré lui dans cette famille hors norme, il devient très vite indispensable.  Le film a déjoué mes attentes : c’est moins une comédie déjantée qu’une comédie dramatique mélancolique, presque désespérée, ponctuée de saillies humoristiques efficaces. Sans pathos, il évoque des sujets graves et délicats, sans adoucir ses personnages : Rose qui fuit la réalité, parfois exaspérante dans son déni, Jean, qui refuse de s’impliquer, même quand il devient évident que ça lui fait du bien. Sandrine Kiberlain et Pierre Lottin forment un duo attachant et complémentaire, elle extravertie et lumineuse, lui renfermé, quasi mutique. Les trois enfants s’en sortent bien, notamment Louise Labeque et  Alexis Rosenstiehl, en tête à claque . C’est original e...

Reminders of him de Vanessa Caswill / Joli /

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Après sept ans en prison, Kenna Rowan revient dans sa ville natale dans l'espoir de retrouver sa fille.  Je m’attendais à une romance un peu bête et très sensuelle. Finalement, c’est un peu moins bête mais aussi un peu moins sensuel que prévu. Le scénario est balisé, très prévisible, carrément improbable mais se suit sans déplaisir, notamment parce qu’il évoque des sujets durs, le deuil, la culpabilité, le pardon, sans trop de pathos, même si on s’enfonce dans la guimauve. Maika Monroe s’en sort bien, plutôt sobre, Tyriq Withers manque un peu de charisme pour convaincre. Lauren Graham et Bradley Whitford viennent amener leur expérience solide. Quelques beaux paysages canadiens viennent donner de grands espaces sur une B.O sympathique. Ce n’est pas un grand film, loin de là mais une jolie bluette qui fait passer le temps.  7/10

Police flash 80 de Jean-Baptiste Saurel / Sympa /

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1984. Yvon Kastendeuch, flic à l’ancienne est propulsé à la tête d’une « unité d’élite » : la Police Flash 80. Il doit faire équipe avec Guilaine, maman surmenée et cerveau du groupe, Marfoud, geek du Minitel, et Roberto, l’infiltré à la coupe mulet. Ensemble, ils vont tenter de démanteler un trafic de drogue en devenant une brigade si improbable, que même les années 80 n’étaient pas prêtes.  Je voulais adorer ce film et beaucoup rire. Ou l’inverse. Or, et commençons immédiatement par le plus gros problème du film, je n’ai pas beaucoup ri. J’ai souri, je me suis esclaffée (moqueuse, oui, oui) mais je me suis aussi un peu ennuyée. Moitié hommage, moitié pastiche, le film n’assume pas tout. L’aspect narardesque, parfois vulgaire, n’est, selon moi, pas poussé assez loin.   Tout ce mauvais goût affiché est nuancé par une critique pas très acerbe des aspects négatifs de cette période de tous les excès. Le grain de l’image façon années 80, je ne vois pas l’intérêt. Cela dit, il y du...

Le crime du 3ème étage de Rémi Bezançon / Joyeusement fantaisiste /

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Colette, professeure de cinéma spécialisée dans l’œuvre de Hitchcock, soupçonne son nouveau voisin d’en face d’avoir tué sa femme. Réalité ou déformation professionnelle ? Son mari, François, écrivain de romans historico-policiers un peu désuets, est d’abord sceptique face à l’obsession de Colette. Il se laisse cependant embarquer dans cette enquête rocambolesque.  Pastiche assumé de Fenêtre sur cour mâtiné d’Agatha Christie et de De Broca (Le Magnifique), avec mise en abyme et même intervention du Maître, cette comédie policière sur le couple atteint parfaitement son objectif : faire rire sans perdre le suspense. Laetitia Casta, pleine de charme et Gilles Lellouche en bougon qui s’attendrit, forment un couple en crise qui a besoin de retrouver la flamme. Guillaume Gallienne s’en donne à cœur joie dans un rôle ambigu. Dialogues ciselés et situations rocambolesques assumées font de ce film réjouissant et élégant une réussite. Les incursions de scènes du roman, qui illustrent au...

The history of sound d'Oliver Hermanus / Tendre et nostalgique /

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Lionel, jeune chanteur talentueux du Kentucky, quitte la ferme familiale pour intégrer le Conservatoire de Boston, où il rencontre de David, étudiant en composition aussi brillant que séduisant, mais leur lien naissant est brutalement interrompu lorsque David est mobilisé à la fin de la guerre. En 1920, réunis le temps d’un hiver, Lionel et David sillonnent les forêts et les îles du Maine pour collecter et préserver les chants folkloriques menacés d’oubli.  C’est un très beau film sur l’amour, la musique et sa mémoire collective, la beauté de l’Amérique profonde, les conséquences de la guerre et la mémoire des minorités qui disparaissent. Grâce à une reconstitution immersive et une musique planante, cette réalisation classique nous emporte dans les paysages de l’Amérique rurale des années 20. La photographie est superbe, visuellement, c’est magnifique. Paul Mescal et Josh O’Connor, parfaits de sobriété, forment un couple complice, sensible et sensuel. Tous les deux ont un joli brin...

La maison des femmes de Mélisa Godet / Nécessaire /

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À la Maison des femmes, entre soin, écoute et solidarité, une équipe se bat chaque jour pour accompagner les femmes victimes de violences dans leur reconstruction.  Un film presque documentaire mais incarné, sublimé, fluidifié par la fiction. Les scènes, souvent courtes reconstituent des pastilles du quotidien de ce lieu pluridisciplinaire qui essaie de faire sortir les femmes du cercle de la violence et de les aider à se reconstruire. Les témoignages sont percutants, sans misérabilisme, avec pudeur. Pour alléger ce film féministe dont le fond est dramatique et glaçant, il est parsemé d’humour plus ou moins noir, mais réaliste. Le casting est excellent, de Karin Viard à Eye Haïdara, en passant par Pierre Deladonchamps, Aure Atika, Juliette Armanet et Laetitia Dosch. Le scénario passe presque trop rapidement sur les difficultés liées à ce type de structure et s’avère prévisible mais célèbre la résilience et la solidarité. Il est suffisamment solide néanmoins pour soutenir l’intérêt ...

The bride ! de Maggie Gyllenhaal / Décoiffant, baroque /

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Rongé par la solitude, Frank se rend à Chicago dans les années 1930 et demande au Dr. Euphronious, scientifique visionnaire, de lui créer une compagne. Ils ressuscitent une jeune femme assassinée, et la fiancée prend vie !  Waouh ! C’est une œuvre radicale, féministe, d’une outrance assumée, dotée d’une esthétique gothique barrée, d’une liberté folle. Formellement réussie avec une photographie soignée et des scènes graphiques, elle peut mettre mal à l’aise, agacer, étonner, ravir, émouvoir, mais pas laisser indifférent. Ce qui m’a déstabilisée, c’est que je n’ai clairement pas tout compris : le prisme de la possession par Mary Shelley, le début contredit par une réplique du flic, etc ; le spectateur est parfois un peu perdu. La B.O est ébouriffante, tantôt anachronique, tantôt parfaitement dans les années 30. Le casting est parfait, de Jessie Buckley à Christian Bale, en passant par Annette Benning, Penelope Cruz, Jake Gyllenhaal et Peter Saarsgard. Ancré dans un mon...

Jumpers de Daniel Chong / Sympathique /

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Mabel, adolescente passionnée par les animaux, saute sur l’occasion d’essayer une nouvelle technologie permettant de communiquer avec eux en se glissant dans la peau d’un castor. Mabel se lance alors dans une aventure unique et riche en découvertes au cœur du règne animal.  Pour son 30 ème long-métrage, Pixar s’offre un conte moderne où l’être humain fait partie d’un tout et peut comprendre les animaux. Utopiste ? Pas vraiment, il n’occulte pas la dureté du règne animal même s’il s’offre des coopérations improbables qui, si elles amusent, diminuent le réalisme. Survolté, parfois délirant, il propose une morale rassembleuse mais affaiblie par un imbroglio idéologique (qui semble légitimer la violence écologique) et un graphisme réussi. Dommage, l’émotion reste très en retrait. Inventif et drôle, il remplit son office : divertir intelligemment.  7/10

Chers parents par Emmanuel Patron / Acide /

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Quand Alice et Vincent Gauthier convoquent en urgence leurs trois enfants, la fratrie débarque affolée craignant le pire … mais, bonne nouvelle, leurs parents ont en fait touché le Jackpot ! Le problème : ils ne comptent pas leur donner un centime.  J’avais trouvé la bande-annonce drôle. Dommage, les meilleurs moments y sont sans doute compilés. Le reste du film n’est pas au même niveau. La critique acerbe de l’avidité ne fait pas dans la dentelle, vire parfois au grand-guignolesque, particulièrement dans une scène peu crédible qui passait sans doute mieux au théâtre et met à mal les liens familiaux. La satire sociale qui vire au pugilat sur fond de vieilles rancœurs fonctionne sans temps mort. Le casting est efficace, notamment Miou-Miou, Pauline Clément et André Dussolier, mais les personnages mal aimables. Le résultat est une comédie qui fait sourire et brocarde la cupidité.  5,5/10

LOL 2.0 de Lisa Azuelos / Délicieusement régressif et moderne /

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Anne profite de sa liberté après le départ de ses enfants, mais Louise revient vivre chez elle après un échec professionnel et sentimental et Théo lui annonce qu’elle va devenir grand-mère ! Entre chocs générationnels, rêves en mutation et nouveaux élans amoureux…  Dix-sept ans plus tard, on retrouve avec plaisir cette famille dysfonctionnelle mais éminemment attachante. Lola, que je trouvais agaçante, est partie à l’étranger, donnant toute sa place à sa sœur cadette. Lisa Azuelos sait transmettre des émotions, tout en analysant le choc des générations et l’impact du tout numérique. Elle propose quelques mises en scène sortant de l’ordinaire pour illustrer le ressenti de ses personnages qu’elle adore, sur une B.O éclectique réjouissante. Elle ne réinvente évidemment pas le genre mais délivre un film tendre et parfois acide sur la famille. C’est drôle et emballant, notamment grâce à un casting sympathique, de Sophie Marceau, toujours charismatique à la charmante débutante Thaïs Ales...

Le rêve américain d’Anthony Marciano / Enthousiasmant /

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Sans contacts, sans argent et avec un niveau d'anglais plus qu’approximatif, rien ne prédestinait Jérémy et Bouna à devenir des agents qui comptent en NBA. Inspiré d’une histoire vraie, ce film raconte le parcours de deux outsiders qui, grâce à leur passion absolue pour le basket et leur amitié indéfectible, ont bravé tous les obstacles pour réaliser leur Rêve Américain.  J’y suis allée avec quelques réserves car le thème n’est pas forcément ma tasse de thé et ces deux acteurs ont tendance à rester cantonner dans leur rôle ; cependant, la bande-annonce m’avait emballée. Bien m’en a pris. Sur le papier, le film n’avait pas grand-chose pour me plaire. Alors pourquoi ça marche ? J’ai été prise par la passion sincère de ces deux amoureux du basket, prêts à tout pour leurs joueurs, unis par une belle amitié. La complicité entre Raphaël Quenard et Jean-Pascal Zadi, bien canalisés, se ressent et se voit à l’écran. Le rythme du film brossant le portrait de ces losers magnifiques ...

Send help de Sam Raimi / Drôle mais inconfortable /

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Seuls rescapés d'un accident d'avion, Linda et Bradley se retrouvent coincés sur une île déserte. Pour ces deux collègues que tout oppose, la bataille pour la survie devient une épreuve de force, inquiétante et cruellement drôle, où chacun veut jouer au plus fin…  La bande-annonce paraissait prometteuse. Il s’agit d’un heureux mélange à la Raimi d’humour, de gore, de crade, de survie. Si les paysages sont plutôt jolis malgré leur caractère numérique, les animaux en image de synthèse sont affreux. Les personnages sont assez peu aimables : lui est un abruti fini, pour être polie, qui n’a même pas conscience de ses propres intérêts et limite elle est mal aimable, très bizarre dès le départ et très vite inquiétante. Évidemment, lui est irrécupérable. Le scénario, cruel pour ses personnages qui s’enfoncent dans la folie, n’épargne rien, ni personne, jusqu’à un dénouement joyeusement immoral. Dommage, une fois sur l’île, il tourne un peu en rond. Rachel McAdams se donne à fond de l...

Mes 7 flops de 2025

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Je suis moins allée au cinéma cette année, la faute à un emploi du temps chargé. J'ai donc plus sélectionné mes séances, ce qui a engendré moins de mauvaises surprises, d'où un petit nombre de flops.  Insaisissables 3 de Ruben Fleischer / Poussif / 4/10 Une franchise définitivement essoufflée. Connemara d'Alex Lutz / Décevant / 3,5/10 L’une de mes plus grosses déceptions. J’attendais beaucoup plus d’Alex Lutz. Avignon de Johann Dionnet / Un peu gênant et parfois drôle / 3,5/10 Si bobo français. Y'a pas de réseau d'Édouard Pluvieux / Enfantin / 3,5/10 Si franco-franchouille.   Wicked partie II de Jon M. Chu / À peine moins fastidieux que le précédent / 3,5/10 Un beau gâchis !   Blanche-Neige de Marc Webb / Affligeant / 2/10 Risible, ridicule, raté. En tout cas, j’ai bien ri.    Eddington d'Ari Aster / Boursoufflé et ennuyeux / 2/10 Un fourre-tout grand-guignolesque et ennuyeux.

Mes 14 tops 2025

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Cette année, pas de 10/10, ni même de 9,5/10 donc presque 15 très bons films mais pas d’immense coup de cœur.  Les 8,5/10 : La venue de l'avenir de Cédric Klapisch / Joli / Un ours dans le jura de Franck Dubosc / Très réussi / Running man d'Edgar Wright / Ludique et mordant / Black bag (The insider) de Steven Soderbergh / Habile et réjouissant / L'attachement de Carine Tardieu / Touchant et juste / F1 de Joseph Kosinski / Cool et immersif / La femme la plus riche du monde de Thierry Klifa / Mordant / Dracula : A love tale de Luc Besson / Flamboyant et romanesque / Dis-moi pourquoi ces choses sont si belles de Lyne Charlebois / Beau / Les 9/10 : Partir un jour d'Amélie Bonnin / Enjoué et mélancolique / Une histoire tendre et sensible, attachante. Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan de Ken Scott / Solaire / Un amour filial débordant peut donner un film plein d’énergie, drôle et émouvant Downton Abbey : le grand final de Simon Curtis / Top / Un plaisir ...

Le Marsupilami de Philippe Lacheau / Potache, marrant /

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Pour sauver son emploi, David accepte un plan foireux : ramener un mystérieux colis d’Amérique du Sud. Il se retrouve à bord d’une croisière avec son ex Tess, son fils Léo, et son collègue Stéphane, idiot utile, dont David se sert pour transporter le colis à sa place. Tout dérape lorsque ce dernier l’ouvre accidentellement : un adorable bébé Marsupilami apparait et le voyage vire au chaos...  J’aime bien la bande à Fifi même si je trouve leur humour un peu lourd, très en-dessous de la ceinture. Je connais mal le matériau de départ, sinon de vagues souvenirs d’une série animée que je n’appréciais pas, je n’ai pas vu la version Chabat non plus. J’ai beaucoup ri dans ce film, même quand j’avais conscience de la médiocrité des blagues. Certains passages remplissent admirablement leur office et fonctionnent parfaitement. Le choix de l’animatronique n’est pas toujours bien géré : ça se voit. Toutefois, Bibi est très mignon. La bande se fait plaisir avec de nombreuses références, d’E...