28 Ans Plus Tard : Le Temple Des Morts de Nia DaCosta / Glauque et oppressant /
Le docteur Kelson noue
une relation aussi troublante qu’inattendue dont les répercussions sont
susceptibles de bouleverser notre monde. De l’autre côté, la rencontre entre
Spike et Jimmy Crystal tourne au cauchemar.
Le premier volet ne m’a pas laissé
de souvenir mémorable, heureusement, ça ne m’a pas manqué. Si ce deuxième volet
propose plus d’action, celle-ci, parfois extrêmement violente d’un point de vue
physique et psychologique, m’a parfois mise vraiment mal à l’aise. Oui, l’Homme
est un loup pour l’Homme, ce n’est pas nouveau, inutile d’insister aussi
lourdement, d’autant que les zombies ont quasi disparu, l’exception de l’alpha,
mélange détonnant de surzombie et de surhomme. Quand aux contacts entre Kelson,
impeccable Ralph Fiennes, et Samson, ils confinent parfois au ridicule (j’ai lu
dans une critique « une bromance crypto -gay » et je suis assez d’accord),
sans parler de la danse finale du scientifique sur fond d’Iron Maiden, étrange.
Quant à l’espèce de remède inventé avec des restes médicaux périmés depuis plus
de vingt-cinq ans, j’ai de gros doutes, idem pour l’explication partiellement
psychologique des zombies. Sir lord Jimmy, bien interprété par Jack O’Connell,
est intelligent, toujours terrifiant mais jamais suffisamment charismatique. Le
personnage de Spike, relégué en deuxième ligne, ne reprend un peu d’importance
que lorsque le personnage de Jimmy Ink s’émancipe (surprenante Erin Kellyman). Les
deux fils du scénario se rejoignent pour un final grand guignolesque. Je ne me
suis pas ennuyée mais je ne me suis pas sentie détendue en sortant, au
contraire. La dernière scène indique un possible retour aux sources qui m’incite
à envisager de voir le prochain.
5/10
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