Les misérables de Fred Cavayé / Magistral /
Libéré après 19 ans de bagne, Jean Valjean change de vie. Sous une fausse identité, il devient un notable respecté. Venant en aide à Fantine, il promet de sauver sa fille, Cosette, des griffes des Thénardier. Mais son passé le rattrape : l’inspecteur Javert, un policier implacable, le traque sans relâche afin de le renvoyer au bagne. Sur le papier, le film n’a rien pour me plaire : une durée difficile à caser dans l’emploi du temps, un auteur que je n’apprécie pas, un thème qui ne m’intéresse pas au cinéma. Pourtant, j’ai adoré Les Misérables. Malgré un léger ralentissement au début du troisième tiers, le film ne souffre jamais de sa durée. Le casting est remarquable. Vincent Lindon, massif, propose un jeu sobre et humaniste. Tahar Rahim compose un Javert fascinant, dense et profondément humain, tandis que Benjamin Lavernhe impressionne par sa veulerie absolue, face à une Camille Cottin d’une dureté de fer. Le film embrasse la misère sous toutes ses formes, dans s...