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The Mandalorian & Grogu de Jon Favreau / Divertissant mais creux /

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Pour protéger tout ce pour quoi la Rébellion s’est battue, la jeune Nouvelle République décide de faire appel au légendaire chasseur de primes mandalorien Din Djarin et son jeune apprenti Grogu pour retrouver un seigneur de guerre impérial en fuite.  Le film mise avant tout sur l’ambiance et le divertissement. Sans être familier des premières trilogies ni des séries Disney+ , on peut malgré tout se laisser porter par cette aventure spatiale au rythme généreux, portée par des effets spéciaux solides, même dominés par le numérique. Le film enchaîne les péripéties avec efficacité, mais peine à leur donner un véritable poids dramatique. Cette impression de regarder un long épisode de série persiste jusqu’au bout, sans réel enjeu ni avancée marquante dans l’arc narratif. Le personnage principal, toujours dissimulé derrière son casque, reste émotionnellement distant, réduisant souvent ses échanges à quelques attentions envers un Grogu plus enfant qu’élève. Quelques éléments retiennent...

La Vénus électrique de Pierre Salvadori / Mélancolique et léger /

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Paris, 1928. Antoine, jeune peintre en vogue, n’arrive plus à travailler depuis la mort de son épouse et désespère Armand, son galeriste. Un soir d'ivresse, Antoine tente d’entrer en contact avec sa femme par l’intermédiaire d’une fausse voyante, Suzanne, qui se révèle douée pour l’imposture.  La Vénus électrique déploie une fantaisie d’époque mélancolique et tendre, portée par une excellente distribution. Anaïs Demoustier, Pio Marmaï, Vimala Pons et Gilles Lellouche composent des personnages immédiatement attachants, qui donnent au film toute sa douceur et son charme. Le récit prend un peu de temps à trouver son rythme, et certains choix de lumière ou de décors paraissent parfois trop modernes. Là où l’on attendait davantage de légèreté et d’humour, le film privilégie une tonalité plus feutrée. Ça manque d'un peu de folie. Reste un film divertissant et délicat, dont la réflexion sur le deuil et les fantômes du passé est menée avec finesse, dans un équilibre réussi entre méla...

Pour le plaisir de Reem Kherici / Drôle et solaire /

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Fanny et Tom sont mariés et heureux depuis 20 ans. Mais un jour un secret éclate : Fanny n’a jamais eu d’orgasme. Tom, ingénieur, décide alors de relever un défi audacieux : créer l’objet qui révolutionnera le plaisir féminin. Ensemble, ils se lancent dans cette quête aussi déjantée qu’émouvante qui va transformer leur couple.  Pour le plaisir aborde un sujet inattendu — la création du Womanizer — avec plus de douceur et de pudeur qu’on pourrait l’imaginer. Inspiré de faits réels, le film raconte surtout l’histoire d’un couple qui s’aime encore mais s’est éloigné, et qui retrouve peu à peu sa complicité à travers le jeu, l’écoute et l’invention. Le duo Alexandra Lamy / François Cluzet fonctionne très bien. Leur complicité rend le couple crédible et attachant. Le choix d’Alexandra Lamy est particulièrement juste : son image de “girl next door” apporte beaucoup de naturel à un sujet qui aurait facilement pu tomber dans la vulgarité. Le film reste au contraire assez pudique et même pl...

The criminals de David Mackenzie / Efficace /

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La découverte d'une bombe non explosée de la Seconde Guerre mondiale dans un chantier de construction londonien, provoque une évacuation massive soit l'opportunité parfaite pour un hold-up.  The criminals - Fuze en V.O -  est un bon film d’action, simple et efficace. Braquage, bombe, tension : le film enchaîne les scènes sans perdre de rythme et remplit parfaitement son rôle de divertissement.   Le scénario reste classique, avec un twist assez prévisible, même si le film réussit parfois à semer le doute. Ce n’est pas très original, mais suffisamment bien mené pour garder l’attention jusqu’au bout. Le casting fonctionne bien. Aaron Taylor-Johnson, Theo James et Sam Worthington apportent du charisme et tiennent leurs rôles avec efficacité. Leur présence porte une bonne partie du film. Les scènes d’action sont généreuses et les effets spéciaux solides. Sans être exceptionnel, le film offre un vrai moment de divertissement, honnête et assumé.  7,5/10

Le diable s'habille en Prada de David Frankel / Glamour mais creux /

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Miranda, Andy, Emily et Nigel replongent dans l’univers impitoyable et glamour du magazine Runway et des rues new-yorkaises où l’élégance est une arme redoutable.  Il y a vingt ans, j’avais trouvé le premier film très moyen (comme le roman d’ailleurs), pourtant j’aime bien le revoir de temps en temps à la télé. Dans cet opus dont la trame est calquée sur celle du précédent, on évoque les défis du numérique et de la culture du zapping, les petites et grandes trahisons du milieu chic mais toxique de la mode. Oui c’est glamour, oui les costumes sont magnifiques. Oui les acteurs sont excellents, de la ravissante mais lisse Anne Hathaway à la savoureuse Meryl Streep, en passant par Emily Blunt en garce qu’on adore détester et Stanley Tucci, génial pince sans rire. Il faut admettre que Kenneth Brannagh fournit un louable effort de sobriété qui rend son personnage plutôt attachant tandis que Theroux campe comme d’habitude une tête à claque. J’ai souri, parfois, mais pas ri, la faute aux d...

Michael d'Antoine Fuqua / Lisse et impersonnel /

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Le film raconte l'histoire de Michael Jackson au-delà de la musique, depuis la découverte d'un talent hors du commun en tant que leader des Jackson Five, jusqu'à l'artiste visionnaire dont l'ambition créative a alimenté une quête incessante pour devenir le plus grand artiste au monde.  Je suis mitigée quant à ce film. Je pensais que ce serait un biopic complet mais il se concentre sur le jeunesse et l’émancipation de l’artiste. Bizarrement je trouve qu’il ne parle de rien. Je comprends qu’il avait une relation forte avec sa mère, une mauvaise relation avec son père, un tyran domestique violent – excellent Colman Domingo, mais ses frères restent indéfinis (je suis incapable de dire lequel est lequel), Janet a été éradiquée, Diana Ross à peine figurée, je ne suis pas plus avancée sur son processus de création… Certes le petit Michael est mignon, certes, les scènes de chant et de danse sont géniales mais pas toujours bien amenées. Pourtant, il me reste surtout l’impres...

Compostelle de Yann Samuell / Humaniste /

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Fred, une prof suspendue, et Adam, un adolescent délinquant, entreprennent ensemble le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle cherche à apaiser son passé, il tente de canaliser sa colère et son sentiment d’abandon. Au fil des kilomètres, entre affrontements et instants suspendus, un lien fragile se tisse.  Je ne m’attendais à rien, sinon un fil un peu niais sur les bienfaits de la randonnée. Finalement j’ai beaucoup aimé. Le film est bien plus âpre que ce à quoi je m’attendais grâce à Julien Le Berre qui campe un ado parfois tête à claque, parfois carrément inquiétant – ce qu'il est dur ce gosse – mais toujours à fleur de peau, face à une Alexandra Lamy très sobre. Je ne connaissais pas le principe de ces marches de rupture mais il me paraît intéressant, surtout s’il est efficace. La progression d’Adam me semble bien amenée, de même que l’évolution de Fred. Les dialogues sont souvent drôles car aucun ne manque de répartie. Comme on pouvait s’en douter, certains paysages s...

Juste une illusion d'Olivier Nakache te Eric Toledano / Un peu creux /

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En 1985, Vincent, bientôt 13 ans, vit en banlieue parisienne dans une famille de la classe moyenne, entre un grand frère distant et des parents en conflit permanent. Nous partageons ses questions et ses doutes sur l’identité, l’amitié, la famille, la religion, le désir et les premiers élans amoureux.  Je voulais aimer ce film mais je n’ai pas réussi à adhérer. Les acteurs sont bons, la reconstitution est bonne, les dialogues amusants, j’ai beaucoup aimé la scène de la danse dont tout le monde parle, j’adhère plutôt aux valeurs du vivre ensemble, je capte une bonne partie des références même si je ne suis pas le public cible. Pourtant la mayonnaise ne prend pas. Rien n’accroche. Pas de surprise, pas de folie, pas de coup d’éclat. Sans doute ai-je eu du mal à m’identifier à cet ado qui essaie désespérément de mater son premier porno sur VHS avec ses potes tout en courant après une fille qui le méprise. J’en déduis que le scénario de cette vignette eighties manque de ressort et de con...

L'ultime héritier de John Patton Ford / Aussi sympathique qu’anecdotique /

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Becket Redfellow n’a qu’une obsession : se venger de la famille richissime qui a renié sa mère. Il décide de récupérer l’héritage qu’il estime lui revenir. Le problème ? Sept membres de la famille se dressent entre lui et cette fortune. Qu’à cela ne tienne : Becket est prêt à les éliminer un par un… jusqu’au dernier.  Je n’ai pas vu Noblesse oblige, dont le film est un remake, ni lu le roman. La version américaine souffre néanmoins clairement du manque d’humour anglais, le ton étant à la fois sérieux et parodique mais sans aller au bout se révèle bancal. Glen Powell, sémillant, ne manque pas de charme mais là, il eut fallu plus d’aspérités, plus de danger. La voix off m’a plutôt amusée, mais elle aurait pu être nettement plus piquante. J’ai bien aimé le cynisme final même s’il semble tomber comme un cheveu sur la soupe : tout au long du film, Becket est plus ou moins une victime sociale qui se révolte tout en se faisant une place au soleil par son mérite et puis tout à coup, c...

Projet dernière chance de Phil Lord et Christopher Miller / Sympa /

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Ryland Grace, professeur de sciences, se réveille seul à bord d’un vaisseau spatial, à des années-lumière de la Terre, sans aucun souvenir. Peu à peu, sa mémoire lui revient, et il comprend l’enjeu de sa mission : résoudre l'énigme de la mystérieuse substance qui cause l'extinction du Soleil.  Je n’ai pas lu le roman donc je ne peux pas juger l’adaptation. D’un point de vue scientifique, le film est assez technique, je n’ai clairement pas tout compris et même parfois je ne comprenais pas ce qu’il se passait, la faute à une narration un peu confuse et rempli d’invraisemblances. J’ai aussi eu du mal à adhérer au visuel de l’extraterrestre, vraiment très peu organique. Cela dit, la relation entre Grace et Rocky finit par être attachante, même si je trouve la fin très surprenante. Esthétiquement, c’est réussi, beau sur Terre et dans l’espace. Ryan Gosling et Sandra Hüller sont excellents, lui en prof brillant qui apprend le courage et l’amitié, elle en chef de mission convaincue pa...