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La fin d'Oak Street de David Robert Mitchell / Spectaculaire et prévisible /

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Suite à un étrange événement cosmique, le quartier d’Oak Street se retrouve transporté en un lieu mystérieux. Les Platt, qui ne reconnaissent plus leur environnement familier, ne tardent pas à comprendre qu’il leur faut absolument rester unis s’ils veulent s’en sortir…  Le film assume pleinement son statut d'hommage au cinéma d'aventure familial popularisé à la Spielberg. Heureusement, il a également la bonne idée de ne pas s'éterniser, ce qui est devenu rare. On y retrouve de nombreux codes du genre : une famille américaine de la classe moyenne traversée par des tensions conjugales, quelques grands moments de solidarité familiale, plusieurs incohérences narratives et même un paradoxe temporel dont les amateurs du genre pourront débattre.  Visuellement, le spectacle est au rendez-vous. Les effets spéciaux sont particulièrement réussis et les dinosaures impressionnent, avec un design qui semble parfois plus proche des connaissances scientifiques actuelles que celui de Jurass...

Les matins merveilleux d'Avril Besson / Délicat et léger /

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La grand-mère de Charlie vient de mourir, en laissant ses vieux vinyles à un certain Titou, qui vit dans le Sud. Alors Charlie embarque les disques dans sa Twingo et elle roule.  Cette comédie dramatique explore avec délicatesse les thèmes du deuil et de la liberté. Adaptée d'un court-métrage que je n'ai pas vu, elle hésite entre profondeur et légèreté. Si le scénario aurait gagné à développer davantage certains aspects de son propos, le film dégage une sincérité touchante qui emporte l'adhésion.  Cette réussite repose en grande partie sur la qualité de son interprétation. India Hair est remarquable de justesse et de nuances, tandis qu'Éric Cantona surprend dans un rôle à contre-emploi de passionné de disco en chemises col pelle à tarte. Son personnage flirte parfois avec la caricature, mais la tendresse qui l'habite lui permet toujours de rester attachant.  Dans le décor paisible d'une station balnéaire du Sud à la fin de l'hiver, la réalisatrice compose un...

Spider-Man : Brand new day de Destin Daniel Cretton / Inégal et étiré, divertissant /

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C’est un tout nouveau jour pour Peter Parker Dans un monde qui ne se souvient plus de lui, il poursuit sans relâche sa lutte contre la criminalité. Mais le sentiment d’avoir été oublié par ses amis qui avancent désormais sans lui provoque un changement chez Peter qu’il n’est peut-être pas en mesure de contrôler.  N'étant pas familière des comics d'origine et n'étant pas non plus une grande admiratrice de Spider-Man, j'abordais ce nouvel opus sans attente particulière. Le précédent film m'avait laissé une impression mitigée ; celui-ci s'en sort légèrement mieux, mais souffre d'un défaut majeur : sa durée excessive. À 2h25, le récit paraît souvent étiré et peine à maintenir l'intérêt sur la longueur. La révélation de l'identité du principal antagoniste constitue une véritable surprise. Malheureusement, une fois ce mystère levé, le scénario devient nettement plus prévisible.  Le film s'attarde longuement sur les états d'âme de Peter Parker, part...

De la Comédie-Française de Martin Darondeau et Bertrand Usclat / Ludique et savoureux /

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Dans 3 heures, Nina dévoile sa première mise en scène à la Comédie-Française. Mais rien ne se passe comme prévu. Pourtant, Nina n’a pas d’autre choix que d’aller jusqu’au bout car s’il y a bien une règle d’or à la Comédie-Française, c’est qu’on n’annule pas.  Un film bref et enlevé qui célèbre avec malice l'esprit de troupe de la mythique Comédie-Française.  Pensionnaires et sociétaires, de Pauline Clément à Christian Hecq, en passant par Danièle Lebrun, Laurent Stocker, Marina Hands, Adeline d’Hermy, Benjamin Lavernhe ou Guillaume Gallienne, prennent un plaisir communicatif à dévoiler les coulisses de cette vénérable institution, placée sous le regard d'un Molière aussi fantasque qu'inattendu. Le casting s'investit pleinement dans ce jeu de miroir entre fiction et réalité, porté par des dialogues vifs et particulièrement savoureux.  Les situations se succèdent avec efficacité, entre vaudeville, drame et joyeux désordre, dans un esprit d'autodérision qui fait souven...

The last Viking d'Anders Thomas Jensen / Humaniste et décalé /

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Après quinze ans derrière les barreaux, un braqueur de banque sort de prison et veut récupérer le butin qu’il avait confié à son frère avant son arrestation. Mais ce dernier, convaincu d’être la réincarnation de John Lennon, l’entraîne dans un voyage aussi inattendu qu’improbable… Un film résolument iconoclaste dans le paysage cinématographique actuel. Derrière un rythme parfois un peu lent, The Last Viking interroge avec sensibilité l'amour fraternel et le regard que la société porte sur la maladie mentale.  Mads Mikkelsen est remarquable dans le rôle de cet homme persuadé d'être John Lennon tout en se montrant d’une franchise désarmante. Avec beaucoup de naturel, il parvient à rendre son personnage profondément attachant. Face à lui, Nikolaj Lie Kaas compose un homme peu fréquentable, mais suffisamment nuancé pour ne jamais sombrer dans la caricature.  La quête de l'argent perdu sert avant tout de prétexte à l'exploration des blessures de l'enfance et au portrait ...

L'Odyssée de Christopher Nolan / Une fresque généreuse /

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L’Odyssée est une épopée mythique tournée à travers le monde qui suit le retour d'Ulysse vers Ithaque.  Premier véritable blockbuster de l'été pour moi. Entre le casting prestigieux et le réalisateur, je ne pouvais passer à côté du film malgré une durée approchant les trois heures. Une bonne demi-heure de moins n'aurait d'ailleurs pas nui à l'ensemble, notamment en allégeant les nombreux retours sur la guerre de Troie et le sac de la ville, qui finissent par ralentir le récit. N'ayant qu'un souvenir lointain de ma lecture de L'Odyssée, j'y ai néanmoins retrouvé les grandes lignes du mythe, globalement respectées, même si certains épisodes sont traités de façon assez expéditive.  Matt Damon, dont je ne suis habituellement pas une fervente admiratrice, prête avec conviction sa présence physique et son flegme à un Ulysse marqué par les épreuves. Anne Hathaway livre une Pénélope déterminée, tandis que Charlize Theron compose une Calypso plus discrète qu...

La bataille De Gaulle - J'écris ton nom d'Antonin Baudry / Épique et inégal /

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La suite du premier opus, entre 1942 et 1945.  J'avais beaucoup apprécié le premier volet, et cette suite en reprend les principales qualités. Le film est passionnant, riche en enseignements et éclaire avec pertinence plusieurs aspects de la Seconde Guerre mondiale, notamment sa dimension politique. Le casting est remarquable, avec notamment Simon Abkarian, Niels Schneider, Anamaria Vartolomei, Félix Kysyl, Thierry Lhermitte et Loïc Corbery, tous très convaincants dans leurs rôles. Quelques touches d'humour bien dosées viennent également alléger le récit. Le film ne cherche pas à idéaliser Roosevelt ni Giraud. Quant à De Gaulle, il est dépeint de manière plus nuancée : tour à tour stratège habile, attentif aux conseils avisés ou encore particulièrement difficile à supporter. Cette complexité contribue à humaniser la figure historique.  La qualité de la reconstitution historique est indéniable et la réalisation se distingue par son ampleur et son souffle, parfois même avec une ...

Les Parfait(s) - arnaques en famille de Ludovic Bernard / Gentiment raté /

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Chez les Toussaint, l’arnaque est un art qui rapporte. Poursuivis, ils doivent fuir. Seule option ? Emprunter l’identité d’une famille sans histoire - les Parfait - et se réfugier...en Écosse. Entre des collègues trop curieux et une mystérieuse voisine, leur double vie va rapidement se compliquer…  Je m’attendais à trouver dans cette comédie d’escroquerie l’efficacité et l’élégance du genre. Force est de constater que l’exercice convainc peu. Le déplacement de l’intrigue en Écosse n’apporte guère de singularité à un récit qui reste prisonnier de codes déjà largement exploités. Les acteurs s’investissent avec sérieux et tirent le meilleur parti d’une succession de situations agréables mais rarement véritablement drôles. Cette famille d’arnaqueurs, aussi maladroite qu’improbable, peine à susciter la crédibilité nécessaire : on s’interroge souvent sur la manière dont elle a pu échapper aux autorités pendant tant d’années.  La présence d’Alan Cumming surprend davantage qu’elle ne ...

Des minions et des monstres de Pierre Coffin / Ludique et déjanté /

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Une histoire aussi rocambolesque qu’absurde, mais bien sûr totalement véridique, qui raconte comment les Minions sont devenus des stars de cinéma, pour finalement tout perdre en libérant au passage une bande de monstres déchaînés, avant de s’unir pour tenter de sauver la planète.  Ce troisième volet de la saga dérivée de Moi, moche et méchant introduit un duo à la fois absurde et attachant, dans la lignée des personnages emblématiques de la franchise. Leur langage, toujours aussi décalé, demeure une source constante d’humour.  Le film se distingue également par la richesse de ses références, allant de Chantons sous la pluie à Avengers, tout en puisant dans l’univers de Cthulhu et le cinéma de la Hammer. Son esthétique rend hommage au cartoon et au burlesque, portée par une animation fluide et irréprochable.  Si l’ensemble peut sembler parfois un peu désordonné, voire scénaristiquement léger, l’énergie comique, la générosité visuelle et la vivacité des couleurs compensent ...

Disclosure day de Steven Spielberg / Divertissant et tout à fait oubliable /

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Si tu découvrais que nous ne sommes pas seuls ? Si on te le montrait, te le prouvait, ça te ferait peur ? Les gens ont droit à la vérité. Elle appartient à sept milliards de personnes. Chaque seconde nous rapproche de l’inévitable… Disclosure Day.  Ah ! Le dernier Spielberg, je ne pouvais pas rater cela ! Le film s’ouvre in media res, sans recours au flashback, un choix pertinent pour ce thriller de science-fiction teinté de paranoïa et de religion. Le spectateur est ainsi immédiatement immergé dans l’action, découvrant progressivement les enjeux au fil du récit. Dommage que la révélation soit finalement assez limitée.  Construit comme un puzzle, le film souffre toutefois d’un manque de rythme ; une durée réduite d’une vingtaine de minutes aurait sans doute renforcé son efficacité. Le scénario, assez classique et manichéen, peine à se démarquer et aboutit à une conclusion ouverte laissant clairement entrevoir une suite. S’il aborde les raisons et les difficultés liée...