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De la Comédie-Française de Martin Darondeau et Bertrand Usclat / Ludique et savoureux /

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Dans 3 heures, Nina dévoile sa première mise en scène à la Comédie-Française. Mais rien ne se passe comme prévu. Pourtant, Nina n’a pas d’autre choix que d’aller jusqu’au bout car s’il y a bien une règle d’or à la Comédie-Française, c’est qu’on n’annule pas.  Un film bref et enlevé qui célèbre avec malice l'esprit de troupe de la mythique Comédie-Française.  Pensionnaires et sociétaires, de Pauline Clément à Christian Hecq, en passant par Danièle Lebrun, Laurent Stocker, Marina Hands, Adeline d’Hermy, Benjamin Lavernhe ou Guillaume Gallienne, prennent un plaisir communicatif à dévoiler les coulisses de cette vénérable institution, placée sous le regard d'un Molière aussi fantasque qu'inattendu. Le casting s'investit pleinement dans ce jeu de miroir entre fiction et réalité, porté par des dialogues vifs et particulièrement savoureux.  Les situations se succèdent avec efficacité, entre vaudeville, drame et joyeux désordre, dans un esprit d'autodérision qui fait souven...

The last Viking d'Anders Thomas Jensen / Humaniste et décalé /

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Après quinze ans derrière les barreaux, un braqueur de banque sort de prison et veut récupérer le butin qu’il avait confié à son frère avant son arrestation. Mais ce dernier, convaincu d’être la réincarnation de John Lennon, l’entraîne dans un voyage aussi inattendu qu’improbable… Un film résolument iconoclaste dans le paysage cinématographique actuel. Derrière un rythme parfois un peu lent, The Last Viking interroge avec sensibilité l'amour fraternel et le regard que la société porte sur la maladie mentale.  Mads Mikkelsen est remarquable dans le rôle de cet homme persuadé d'être John Lennon tout en se montrant d’une franchise désarmante. Avec beaucoup de naturel, il parvient à rendre son personnage profondément attachant. Face à lui, Nikolaj Lie Kaas compose un homme peu fréquentable, mais suffisamment nuancé pour ne jamais sombrer dans la caricature.  La quête de l'argent perdu sert avant tout de prétexte à l'exploration des blessures de l'enfance et au portrait ...

L'Odyssée de Christopher Nolan / Une fresque généreuse /

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L’Odyssée est une épopée mythique tournée à travers le monde qui suit le retour d'Ulysse vers Ithaque.  Premier véritable blockbuster de l'été pour moi. Entre le casting prestigieux et le réalisateur, je ne pouvais passer à côté du film malgré une durée approchant les trois heures. Une bonne demi-heure de moins n'aurait d'ailleurs pas nui à l'ensemble, notamment en allégeant les nombreux retours sur la guerre de Troie et le sac de la ville, qui finissent par ralentir le récit. N'ayant qu'un souvenir lointain de ma lecture de L'Odyssée, j'y ai néanmoins retrouvé les grandes lignes du mythe, globalement respectées, même si certains épisodes sont traités de façon assez expéditive.  Matt Damon, dont je ne suis habituellement pas une fervente admiratrice, prête avec conviction sa présence physique et son flegme à un Ulysse marqué par les épreuves. Anne Hathaway livre une Pénélope déterminée, tandis que Charlize Theron compose une Calypso plus discrète qu...

La bataille De Gaulle - J'écris ton nom d'Antonin Baudry / Épique et inégal /

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La suite du premier opus, entre 1942 et 1945.  J'avais beaucoup apprécié le premier volet, et cette suite en reprend les principales qualités. Le film est passionnant, riche en enseignements et éclaire avec pertinence plusieurs aspects de la Seconde Guerre mondiale, notamment sa dimension politique. Le casting est remarquable, avec notamment Simon Abkarian, Niels Schneider, Anamaria Vartolomei, Félix Kysyl, Thierry Lhermitte et Loïc Corbery, tous très convaincants dans leurs rôles. Quelques touches d'humour bien dosées viennent également alléger le récit. Le film ne cherche pas à idéaliser Roosevelt ni Giraud. Quant à De Gaulle, il est dépeint de manière plus nuancée : tour à tour stratège habile, attentif aux conseils avisés ou encore particulièrement difficile à supporter. Cette complexité contribue à humaniser la figure historique.  La qualité de la reconstitution historique est indéniable et la réalisation se distingue par son ampleur et son souffle, parfois même avec une ...

Les Parfait(s) - arnaques en famille de Ludovic Bernard / Gentiment raté /

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Chez les Toussaint, l’arnaque est un art qui rapporte. Poursuivis, ils doivent fuir. Seule option ? Emprunter l’identité d’une famille sans histoire - les Parfait - et se réfugier...en Écosse. Entre des collègues trop curieux et une mystérieuse voisine, leur double vie va rapidement se compliquer…  Je m’attendais à trouver dans cette comédie d’escroquerie l’efficacité et l’élégance du genre. Force est de constater que l’exercice convainc peu. Le déplacement de l’intrigue en Écosse n’apporte guère de singularité à un récit qui reste prisonnier de codes déjà largement exploités. Les acteurs s’investissent avec sérieux et tirent le meilleur parti d’une succession de situations agréables mais rarement véritablement drôles. Cette famille d’arnaqueurs, aussi maladroite qu’improbable, peine à susciter la crédibilité nécessaire : on s’interroge souvent sur la manière dont elle a pu échapper aux autorités pendant tant d’années.  La présence d’Alan Cumming surprend davantage qu’elle ne ...

Des minions et des monstres de Pierre Coffin / Ludique et déjanté /

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Une histoire aussi rocambolesque qu’absurde, mais bien sûr totalement véridique, qui raconte comment les Minions sont devenus des stars de cinéma, pour finalement tout perdre en libérant au passage une bande de monstres déchaînés, avant de s’unir pour tenter de sauver la planète.  Ce troisième volet de la saga dérivée de Moi, moche et méchant introduit un duo à la fois absurde et attachant, dans la lignée des personnages emblématiques de la franchise. Leur langage, toujours aussi décalé, demeure une source constante d’humour.  Le film se distingue également par la richesse de ses références, allant de Chantons sous la pluie à Avengers, tout en puisant dans l’univers de Cthulhu et le cinéma de la Hammer. Son esthétique rend hommage au cartoon et au burlesque, portée par une animation fluide et irréprochable.  Si l’ensemble peut sembler parfois un peu désordonné, voire scénaristiquement léger, l’énergie comique, la générosité visuelle et la vivacité des couleurs compensent ...

Disclosure day de Steven Spielberg / Divertissant et tout à fait oubliable /

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Si tu découvrais que nous ne sommes pas seuls ? Si on te le montrait, te le prouvait, ça te ferait peur ? Les gens ont droit à la vérité. Elle appartient à sept milliards de personnes. Chaque seconde nous rapproche de l’inévitable… Disclosure Day.  Ah ! Le dernier Spielberg, je ne pouvais pas rater cela ! Le film s’ouvre in media res, sans recours au flashback, un choix pertinent pour ce thriller de science-fiction teinté de paranoïa et de religion. Le spectateur est ainsi immédiatement immergé dans l’action, découvrant progressivement les enjeux au fil du récit. Dommage que la révélation soit finalement assez limitée.  Construit comme un puzzle, le film souffre toutefois d’un manque de rythme ; une durée réduite d’une vingtaine de minutes aurait sans doute renforcé son efficacité. Le scénario, assez classique et manichéen, peine à se démarquer et aboutit à une conclusion ouverte laissant clairement entrevoir une suite. S’il aborde les raisons et les difficultés liée...

La bataille De Gaulle - l'âge de fer d'Antonin Baudry / Passionnant /

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Juin 1940. La France s'effondre et signe l’armistice. Au milieu du chaos, un homme refuse de céder. Seul contre tous, ce général inconnu s'échappe vers Londres pour sauver ce qu'il reste d'un rêve : la liberté. Il tente un ultime pari : convaincre le monde que la bataille de France n'est ni terminée, ni perdue.  Le film s’impose d’abord par la qualité de son casting. Simon Abkarian endosse l’uniforme du Général avec une densité impressionnante, entouré de Florian Lesieur, d’un Benoît Magimel magnétique, de Loïc Corbery, toujours précis, ainsi que de Niels Schneider, Tom Mison et Simon Russell Beale. Chacun trouve sa place dans une partition d’ensemble solide et nuancée.  Le film restitue avec justesse une atmosphère politique tendue, faite d’accords fragiles, de trahisons ouvertes ou larvées, de coups d’éclat et d’une ironie lucide. Le choix du réalisateur de ne pas adoucir la figure de De Gaulle est particulièrement pertinent : déjà inflexible, habité par une rigue...

Colony de Sang-Ho Yeon / Bourrin mais divertissant /

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Dans un gratte-ciel du centre de Séoul, une mystérieuse contamination se propage brusquement. L’immeuble est bouclé et toutes les personnes présentes confinées. Au départ, les infectés rampent comme des bêtes. Mais peu à peu, ils évoluent…  Ayant adoré Dernier train pour Busan, je me suis laissée tenter par ce nouvel opus de Sang-Ho Yeon. Même si je lui préfère encore Dernier train pour Busan, j’ai été embarquée par ce film de zombies plutôt intelligent dans son propos. Malgré quelques incohérences, il propose des idées intéressantes et parvient à distiller de vrais moments d’émotion.  Mon principal reproche concerne la mise en scène des séquences d’action : la caméra à l’épaule est ici utilisée à l’excès. Résultat, on distingue parfois mal ce qui se passe à l’écran, ce qui donne une impression de bouillie visuelle assez frustrante.  Du côté des personnages, ils sont inégalement attachants, mais le personnage principal, incarné par Gianna Jun, finit par susciter une réell...

The Mandalorian & Grogu de Jon Favreau / Divertissant mais creux /

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Pour protéger tout ce pour quoi la Rébellion s’est battue, la jeune Nouvelle République décide de faire appel au légendaire chasseur de primes mandalorien Din Djarin et son jeune apprenti Grogu pour retrouver un seigneur de guerre impérial en fuite.  Le film mise avant tout sur l’ambiance et le divertissement. Sans être familier des premières trilogies ni des séries Disney+ , on peut malgré tout se laisser porter par cette aventure spatiale au rythme généreux, portée par des effets spéciaux solides, même dominés par le numérique. Le film enchaîne les péripéties avec efficacité, mais peine à leur donner un véritable poids dramatique. Cette impression de regarder un long épisode de série persiste jusqu’au bout, sans réel enjeu ni avancée marquante dans l’arc narratif. Le personnage principal, toujours dissimulé derrière son casque, reste émotionnellement distant, réduisant souvent ses échanges à quelques attentions envers un Grogu plus enfant qu’élève. Quelques éléments retiennent...