Wicker de Alex Huston Fischer et Eleanor Wilson | Caustique mais inégal |
Mise au ban de son village, une pêcheuse solitaire commande au vannier un mari en osier. Cet époux improbable se révèle doté d’une sensibilité et de talents qui dépassent toutes ses attentes. À son contact, elle découvre un désir insoupçonné et, peu à peu, s’éprend véritablement de lui. Mais bientôt, son étrange et néanmoins sculptural mari attise les convoitises, la jalousie et les fantasmes des villageois. La bande-annonce n’était pas trompeuse, mais je m’attendais à davantage de finesse, du moins dans la forme. Car sur le fond, la critique sociale ne manque pas de mordant. Cette fable originale égratigne le couple, les rôles assignés par le patriarcat et le poids des conventions sociales. Avec une certaine fantaisie, elle esquisse l’amour et le plaisir comme échappatoires possibles à ces carcans. La réussite du film tient beaucoup à ses interprètes. Olivia Colman compose avec une justesse remarquable une femme en marge, dont l’intériorité se révèle bien plus riche qu’il n...