L'ultime héritier de John Patton Ford / Aussi sympathique qu’anecdotique /
Becket Redfellow n’a
qu’une obsession : se venger de la famille richissime qui a renié sa mère. Il
décide de récupérer l’héritage qu’il estime lui revenir. Le problème ? Sept
membres de la famille se dressent entre lui et cette fortune. Qu’à cela ne
tienne : Becket est prêt à les éliminer un par un… jusqu’au dernier.
Je n’ai
pas vu Noblesse oblige, dont le film est un remake, ni lu le roman. La version
américaine souffre néanmoins clairement du manque d’humour anglais, le ton
étant à la fois sérieux et parodique mais sans aller au bout se révèle bancal. Glen
Powell, sémillant, ne manque pas de charme mais là, il eut fallu plus d’aspérités,
plus de danger. La voix off m’a plutôt amusée, mais elle aurait pu être
nettement plus piquante. J’ai bien aimé le cynisme final même s’il semble
tomber comme un cheveu sur la soupe : tout au long du film, Becket est
plus ou moins une victime sociale qui se révolte tout en se faisant une place
au soleil par son mérite et puis tout à coup, cynisme total et indifférence
marquée. De plus, les différents héritiers éliminés sont si peu caractérisés
que je ne me souviens que du premier et de l’oncle repentant. Ed Harris fait
une apparition pour le moins brutale. Margaret Qualley campe une garce assez
insupportable que l’on n’a pas envie de sauver alors que Jessica Henwick offre
la caution morale, la potentielle rédemption, mais aussi quelques propos
intelligents. La satire manque de piquant et de panache.
6/10
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