Compostelle de Yann Samuell / Humaniste /
Fred, une prof suspendue, et Adam, un adolescent délinquant,
entreprennent ensemble le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle
cherche à apaiser son passé, il tente de canaliser sa colère et son sentiment
d’abandon. Au fil des kilomètres, entre affrontements et instants suspendus, un
lien fragile se tisse.
Je ne m’attendais à rien, sinon un fil un peu niais sur
les bienfaits de la randonnée. Finalement j’ai beaucoup aimé. Le film est bien
plus âpre que ce à quoi je m’attendais grâce à Julien Le Berre qui campe un ado
parfois tête à claque, parfois carrément inquiétant – ce qu'il est dur ce gosse – mais toujours à fleur de
peau, face à une Alexandra Lamy très sobre. Je ne connaissais pas le principe
de ces marches de rupture mais il me paraît intéressant, surtout s’il est
efficace. La progression d’Adam me semble bien amenée, de même que l’évolution
de Fred. Les dialogues sont souvent drôles car aucun ne manque de répartie. Comme
on pouvait s’en douter, certains paysages sont superbes. S’il est touchant, le
film manque un peu d’étoffe et reste prévisible. Certains choix scénaristiques
m’ont surprise (le propriétaire du patou, le traitement de la légitime défense d’autrui, pas assez
nuancé, quelques maladresses). Malgré cela, le film emporte l’adhésion par son
humanisme.
8/10
Commentaires
Enregistrer un commentaire