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Affichage des articles du juin, 2026

Des minions et des monstres de Pierre Coffin / Ludique et déjanté /

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Une histoire aussi rocambolesque qu’absurde, mais bien sûr totalement véridique, qui raconte comment les Minions sont devenus des stars de cinéma, pour finalement tout perdre en libérant au passage une bande de monstres déchaînés, avant de s’unir pour tenter de sauver la planète.  Ce troisième volet de la saga dérivée de Moi, moche et méchant introduit un duo à la fois absurde et attachant, dans la lignée des personnages emblématiques de la franchise. Leur langage, toujours aussi décalé, demeure une source constante d’humour.  Le film se distingue également par la richesse de ses références, allant de Chantons sous la pluie à Avengers, tout en puisant dans l’univers de Cthulhu et le cinéma de la Hammer. Son esthétique rend hommage au cartoon et au burlesque, portée par une animation fluide et irréprochable.  Si l’ensemble peut sembler parfois un peu désordonné, voire scénaristiquement léger, l’énergie comique, la générosité visuelle et la vivacité des couleurs compensent ...

Disclosure day de Steven Spielberg / Divertissant et tout à fait oubliable /

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Si tu découvrais que nous ne sommes pas seuls ? Si on te le montrait, te le prouvait, ça te ferait peur ? Les gens ont droit à la vérité. Elle appartient à sept milliards de personnes. Chaque seconde nous rapproche de l’inévitable… Disclosure Day.  Ah ! Le dernier Spielberg, je ne pouvais pas rater cela ! Le film s’ouvre in media res, sans recours au flashback, un choix pertinent pour ce thriller de science-fiction teinté de paranoïa et de religion. Le spectateur est ainsi immédiatement immergé dans l’action, découvrant progressivement les enjeux au fil du récit. Dommage que la révélation soit finalement assez limitée.  Construit comme un puzzle, le film souffre toutefois d’un manque de rythme ; une durée réduite d’une vingtaine de minutes aurait sans doute renforcé son efficacité. Le scénario, assez classique et manichéen, peine à se démarquer et aboutit à une conclusion ouverte laissant clairement entrevoir une suite. S’il aborde les raisons et les difficultés liée...

La bataille De Gaulle - l'âge de fer d'Antonin Baudry / Passionnant /

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Juin 1940. La France s'effondre et signe l’armistice. Au milieu du chaos, un homme refuse de céder. Seul contre tous, ce général inconnu s'échappe vers Londres pour sauver ce qu'il reste d'un rêve : la liberté. Il tente un ultime pari : convaincre le monde que la bataille de France n'est ni terminée, ni perdue.  Le film s’impose d’abord par la qualité de son casting. Simon Abkarian endosse l’uniforme du Général avec une densité impressionnante, entouré de Florian Lesieur, d’un Benoît Magimel magnétique, de Loïc Corbery, toujours précis, ainsi que de Niels Schneider, Tom Mison et Simon Russell Beale. Chacun trouve sa place dans une partition d’ensemble solide et nuancée.  Le film restitue avec justesse une atmosphère politique tendue, faite d’accords fragiles, de trahisons ouvertes ou larvées, de coups d’éclat et d’une ironie lucide. Le choix du réalisateur de ne pas adoucir la figure de De Gaulle est particulièrement pertinent : déjà inflexible, habité par une rigue...