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Affichage des articles du août, 2026

Le triangle d'or d'Hélène Rosselet-Ruiz / Captivant /

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Laura accepte un emploi au service de Souria, installée dans un hôtel particulier par son amant, un riche prince saoudien, Tandis que Laura doit s’adapter à cet univers de luxe démesuré et de surveillance constante, un lien fragile se tisse entre les deux femmes.  Pour un premier film, Le Triangle d’or est une vraie réussite. Film d’ambiance avant tout, il installe un huis clos social où se croisent domination et sororité. Une domination qui ne se limite pas à celle des riches sur les pauvres, mais qui se joue également entre les hommes et les femmes, et plus largement dans l’emprise d’un système sur ceux qui en sont les membres. Cette sensation d’enfermement est particulièrement bien travaillée. Dans le luxe d’un hôtel particulier placé sous surveillance permanente, les caméras renforcent une atmosphère à la fois oppressante et feutrée, qui constitue l’un des atouts du film.  Au cœur de ce huis clos, la relation entre les deux femmes évolue progressivement. De la méfiance ini...

Soudain de Ryūsuke Hamaguchi / Humaniste et touchant /

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Directrice d'un établissement pour personnes âgées, Marie-Lou tente d'y instaurer une philosophie de soins innovante basée sur l'écoute et la dignité des résidents, malgré la réticence d’une partie de ses équipes. Sa rencontre avec Mari, une metteuse en scène japonaise qui se bat contre un cancer, va bouleverser sa trajectoire.  Quand j’ai découvert, juste avant d’entrer dans la salle, que Soudain durait 3h15, j’ai sérieusement envisagé de renoncer. Je me suis même promis que, si le film s’avérait trop long, je partirais.  Force est de constater que je suis restée jusqu’au bout, malgré un premier tiers particulièrement étiré et une très longue scène de théâtre conceptuel, assez soporifique. Car le film ne commence véritablement qu’après cette interminable exposition. Par moments didactique, il prend le temps d’exposer ses théories économiques et philosophiques comme dans un cours magistral. Il frôle même le documentaire lorsqu’il s’attarde sur la méthode « Humanitude ». À f...

Mutiny de Jean-François Richet / Délicieusement bourrin /

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Cole Reed, ancien agent des forces spéciales reconverti en chef de sécurité, est accusé à tort du meurtre de son patron. Remontant le fil de la machination dont il est victime, il se retrouve piégé à bord d’un porte-conteneurs dont l’équipage est composé de mercenaires.  Voici un film d’action bourrin qui ne prétend rien révolutionner : une vengeance ordinaire, un trafic d’êtres humains et beaucoup de baston. Jason Statham y rejoue son éternel justicier solitaire, secondé par une Annabelle Wallis badass et confronté à un Roland Møller particulièrement charismatique.  Intelligent ? Pas vraiment. Porté par une ambition morale particulière ? Pas davantage. Est-ce gênant ? Certainement pas. Le film connaît son registre et l’assume sans chercher à se donner une profondeur artificielle. Avec 1h35 au compteur, il va droit au but et évite surtout de s’éterniser.  Les effets spéciaux sont inégaux, mais les scènes de combat font le travail, avec une efficacité parfaitement calibrée...

Juste pour une nuit de Will Gluck / Frustrant /

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Quand Owen, qui vient de rompre, rencontre Allie, qui croit encore au grand amour, l'étincelle est immédiate. Mais une série de maladresses et de mésaventures vont continuellement séparer les deux seuls célibataires de la ville qui espèrent plus qu'une aventure cette nuit-là.  Je m’attendais à une comédie romantique assumée. Or, le film s’oriente régulièrement vers un humour potache centré sur le sexe et les rencontres d’un soir, dont les issues, systématiquement contrariées par des situations toujours plus improbables, finissent par lasser. Une large partie du récit paraît ainsi peu utile et contribue davantage à faire du surplace qu’à développer la relation entre les deux protagonistes, qui aurait mérité un traitement plus approfondi.  Monica Barbaro et Callum Turner affichent une belle complicité à l’écran. L’actrice se distingue également par sa voix particulièrement agréable. Le postulat de départ demeure toutefois difficile à accepter tant il semble étrange et peu crédib...

La fin d'Oak Street de David Robert Mitchell / Spectaculaire et prévisible /

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Suite à un étrange événement cosmique, le quartier d’Oak Street se retrouve transporté en un lieu mystérieux. Les Platt, qui ne reconnaissent plus leur environnement familier, ne tardent pas à comprendre qu’il leur faut absolument rester unis s’ils veulent s’en sortir…  Le film assume pleinement son statut d'hommage au cinéma d'aventure familial popularisé à la Spielberg. Heureusement, il a également la bonne idée de ne pas s'éterniser, ce qui est devenu rare. On y retrouve de nombreux codes du genre : une famille américaine de la classe moyenne traversée par des tensions conjugales, quelques grands moments de solidarité familiale, plusieurs incohérences narratives et même un paradoxe temporel dont les amateurs du genre pourront débattre.  Visuellement, le spectacle est au rendez-vous. Les effets spéciaux sont particulièrement réussis et les dinosaures impressionnent, avec un design qui semble parfois plus proche des connaissances scientifiques actuelles que celui de Jurass...

Les matins merveilleux d'Avril Besson / Délicat et léger /

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La grand-mère de Charlie vient de mourir, en laissant ses vieux vinyles à un certain Titou, qui vit dans le Sud. Alors Charlie embarque les disques dans sa Twingo et elle roule.  Cette comédie dramatique explore avec délicatesse les thèmes du deuil et de la liberté. Adaptée d'un court-métrage que je n'ai pas vu, elle hésite entre profondeur et légèreté. Si le scénario aurait gagné à développer davantage certains aspects de son propos, le film dégage une sincérité touchante qui emporte l'adhésion.  Cette réussite repose en grande partie sur la qualité de son interprétation. India Hair est remarquable de justesse et de nuances, tandis qu'Éric Cantona surprend dans un rôle à contre-emploi de passionné de disco en chemises col pelle à tarte. Son personnage flirte parfois avec la caricature, mais la tendresse qui l'habite lui permet toujours de rester attachant.  Dans le décor paisible d'une station balnéaire du Sud à la fin de l'hiver, la réalisatrice compose un...