Articles

Affichage des articles du septembre, 2026

Oklahoma honey d'Andrew Patterson / Singulier et chaleureux /

Image
Dans l’Oklahoma rural, Amziah King veille sur une bande de marginaux passionnés de bluegrass tout en supervisant la plus importante exploitation apicole de la région. Lorsque sa fille adoptive, dont il était éloigné depuis des années, réapparaît, Amziah y voit l’occasion de renouer les liens et de bâtir avec elle une entreprise familiale. Mais le monde du miel est sans pitié, et les rivaux d’Amziah menacent de détruire tout ce qu’il a construit.  Pas du tout le film auquel je m’attendais, et c’est sans doute ce qui le rend intéressant. Oklahoma Honey prend d’abord des allures de chronique rurale, avant de bifurquer, assez brutalement, vers le film d’enquête. La disparition, en cours de route, d’un personnage central participe à ce basculement et m’a laissée assez perplexe, tant elle reconfigure le récit.  Matthew McConaughey est formidable en producteur de miel aussi proche de la nature que parfaitement intégré à une communauté de passionnés de bluegrass. Angelina LookingGlass...

La frappe de Julien Gaspar-Oliveri / Anxiogène et hermétique /

Image
Enzo, 19 ans et sa sœur Carla, 20 ans, sont livrés à eux-mêmes depuis plusieurs années. Quand leur père, Anthony, est libéré de prison, Enzo voit la promesse fragile d’une famille à reconstruire contrairement à Carla pour qui l’idée reste inconcevable. Rattrapé par son passé, Enzo doit se confronter à une vérité qu’il a trop longtemps gardée pour lui.  Je ne sais toujours pas exactement ce que La Frappe cherche à dire. Que les enfants traumatisés ont besoin d’aide ? Que l’on peut aimer son agresseur ? Que le traumatisme peut aller très loin dans ses conséquences ? Le film laisse ces questions ouvertes, sans jamais vraiment donner de clés pour les comprendre.  Si son ambition était avant tout d’instiller un malaise sourd et un climat anxiogène, en revanche, c’est réussi. La Frappe est un film opaque, très silencieux, qui installe une tension diffuse et parfois dérangeante. Une atmosphère renforcée par une mise en scène qui pourra diviser. Le retour du très gros plan m’agace pre...

The dog stars de Ridley Scott / Mélancolique /

Image
Dans un futur proche où une pandémie a décimé la société américaine, Hig, un pilote, vit sur une base aérienne abandonnée avec son chien et un ex-marine. Lorsqu'une transmission aléatoire passe par la radio de son Cessna 1956, la voix fait naître au plus profond du pilote l'espoir qu'une vie meilleure existe en dehors de leur périmètre étroitement contrôlé...  Adapté d’un roman que je n’ai pas lu, The Dog Stars propose un film postapocalyptique contemplatif, porté par des paysages sublimes et une photographie superbe. Plutôt que de miser constamment sur l’action, le film s’attarde sur les réflexions désespérées de son héros et sur les thèmes du deuil, de la solitude et de l’espoir.  Quelques poches d’humanité subsistent face à des hordes de barbares assez caricaturales, mais suffisamment inquiétantes pour être franchement flippantes. Le contraste fonctionne, même si certains personnages auraient mérité davantage de profondeur. Côté interprétation, Jacob Elordi joue correcte...