The dog stars de Ridley Scott / Mélancolique /
Dans un futur proche où une pandémie a décimé la société
américaine, Hig, un pilote, vit sur une base aérienne abandonnée avec son chien
et un ex-marine. Lorsqu'une transmission aléatoire passe par la radio de son
Cessna 1956, la voix fait naître au plus profond du pilote l'espoir qu'une vie
meilleure existe en dehors de leur périmètre étroitement contrôlé...
Adapté
d’un roman que je n’ai pas lu, The Dog Stars propose un film postapocalyptique
contemplatif, porté par des paysages sublimes et une photographie superbe.
Plutôt que de miser constamment sur l’action, le film s’attarde sur les
réflexions désespérées de son héros et sur les thèmes du deuil, de la solitude
et de l’espoir.
Quelques poches d’humanité subsistent face à des hordes de
barbares assez caricaturales, mais suffisamment inquiétantes pour être
franchement flippantes. Le contraste fonctionne, même si certains personnages
auraient mérité davantage de profondeur. Côté interprétation, Jacob Elordi joue
correctement mais reste assez fade, il est nettement éclipsé par Josh Brolin.
Margaret Qualley fait le job, tandis que le chien s’impose évidemment
comme un personnage adorable à part entière.
Je m’attendais à davantage
d’action, mais le rythme lent se justifie finalement par les thèmes que le film
cherche à aborder. Il prend le temps d’installer cette existence marquée par la
solitude et le deuil, tout en maintenant une forme d’espoir. Certains passages
laissent cependant un goût d’inachevé. Le passage au terminal de Grand Junction
aurait notamment mérité d’être davantage creusé, à commencer par le personnage
déjanté joué par Alison Janney, presque plus flippant encore que les bandes que
le héros cherche à éviter.
Reste aussi une interrogation assez gênante sur les
facilités d’approvisionnement du héros, qui paraissent parfois difficilement
explicables dans un monde postapocalyptique. The Dog Stars est donc moins un
film d’action postapocalyptique qu’un film contemplatif sur la survie, la
solitude et la possibilité de continuer à espérer. Une proposition
intéressante, même si certains éléments auraient gagné à être davantage
développés.
7/10
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