Mutiny de Jean-François Richet / Délicieusement bourrin /
Cole Reed, ancien agent des forces spéciales reconverti en
chef de sécurité, est accusé à tort du meurtre de son patron. Remontant le fil
de la machination dont il est victime, il se retrouve piégé à bord d’un
porte-conteneurs dont l’équipage est composé de mercenaires.
Voici un film
d’action bourrin qui ne prétend rien révolutionner : une vengeance ordinaire,
un trafic d’êtres humains et beaucoup de baston. Jason Statham y rejoue son
éternel justicier solitaire, secondé par une Annabelle Wallis badass et
confronté à un Roland Møller particulièrement charismatique.
Intelligent ? Pas
vraiment. Porté par une ambition morale particulière ? Pas davantage. Est-ce
gênant ? Certainement pas. Le film connaît son registre et l’assume sans
chercher à se donner une profondeur artificielle. Avec 1h35 au compteur, il va
droit au but et évite surtout de s’éterniser.
Les effets spéciaux sont inégaux,
mais les scènes de combat font le travail, avec une efficacité parfaitement
calibrée pour le genre. On retrouve évidemment les invraisemblances et les
facilités scénaristiques habituelles : anciens militaires et mercenaires
mystérieusement incompétents, coïncidences opportunes et personnages capables
de résoudre à peu près n’importe quelle situation. Le navire de la Navy, très
présent, finit d’ailleurs par prendre beaucoup de place pour un résultat assez
anecdotique.
Reste que ces défauts, parfois agaçants, ne gâchent pas vraiment
le plaisir. Mutiny est avant tout un film d’action au premier degré, sans
humour potache agaçant, et n’éprouve pas le besoin de s’excuser de l’être. Mais
pour un Statham qui distribue des mandales, le contrat est globalement rempli.
6/10
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