Disclosure day de Steven Spielberg / Divertissant et tout à fait oubliable /
Si tu découvrais que nous ne sommes pas seuls ? Si on te le
montrait, te le prouvait, ça te ferait peur ? Les gens ont droit à la vérité.
Elle appartient à sept milliards de personnes. Chaque seconde nous rapproche de
l’inévitable… Disclosure Day.
Ah ! Le dernier Spielberg, je ne pouvais pas
rater cela ! Le film s’ouvre in media res, sans recours au flashback, un
choix pertinent pour ce thriller de science-fiction teinté de paranoïa et de religion.
Le spectateur est ainsi immédiatement immergé dans l’action, découvrant
progressivement les enjeux au fil du récit. Dommage que la révélation soit
finalement assez limitée.
Construit comme un puzzle, le film souffre toutefois d’un
manque de rythme ; une durée réduite d’une vingtaine de minutes aurait sans
doute renforcé son efficacité. Le scénario, assez classique et manichéen, peine
à se démarquer et aboutit à une conclusion ouverte laissant clairement
entrevoir une suite. S’il aborde les raisons et les difficultés liées à la
divulgation, il explore peu ses conséquences concrètes, malgré une scène
particulièrement réussie portée par les réactions en direct de la journaliste.
Le casting constitue l’un des points forts du film : Emily
Blunt, Josh O’Connor et Colin Firth confèrent une réelle épaisseur à des
personnages attachants. Néanmoins, certaines de leurs décisions manquent de
cohérence — on peut notamment s’interroger sur l’absence de diffusion immédiate
des informations via Internet.
Sur le plan visuel, les effets numériques apparaissent
inégaux, certains — en particulier les animaux — manquant de crédibilité.
Au final, Disclosure Day demeure un divertissement honnête,
proposant une réflexion accessible sur la capacité de l’humanité à accepter
l’inconnu et, peut-être, à se rassembler.
6/10
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