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El reino de Rodrigo Sorogoyen

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Manuel López-Vidal est un homme politique influent dans sa région. Alors qu'il doit entrer à la direction nationale de son parti, il se retrouve impliqué dans une affaire de corruption qui menace un de ses amis les plus proches. Pris au piège, il plonge dans un engrenage infernal...  Mensonges, manipulations, tractations politiques, voilà le contenu du film et Antonio de la Torre qui cavale de long en large sur de la musique électro gonflante. En général, j'aime bien les films qui dévoilent les arcanes de la politique. J'aime bien quand j'y comprends quelque chose, or là, je ne pourrais pas détailler plus que le synopsis. Rien n'est clair, rien n'est expliqué ; les enjeux globaux sont incompréhensibles, la faute à un scénario pour le moins elliptique. Tous les personnages sont pourris jusqu'à l'os et certains ne s'en rendent même pas compte. Car de bien commun il n'est jamais question ici, sauf peut-être dans la dernière scène, assez gran...

Boy erased de Joel Edgerton

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L’histoire vraie du coming out de Jared Eamons, le fils d’un pasteur baptiste dans une petite commune rurale des États-Unis. Il est poussé à entreprendre une thérapie de conversion au cours de laquelle il entre en conflit avec le thérapeute principal, découvrant et revendiquant progressivement son identité.  Edgerton a choisi pour sa deuxième réalisation de se pencher sur les thérapies de conversion. Enfin soi-disant thérapies parce qu'il s'agit plutôt de bourrage de crâne pour tenter de rendre un homosexuel hétérosexuel. Si, si. D'où le titre puisque le "thérapeute" débite des inepties au kilomètre et va jusqu'à la violence pour effacer la personnalité de ces jeunes gens. Rajoutez là-dessus un fond d'intégrisme religieux et vous aurez le tableau vivant d'une certaine Amérique pour laquelle l'homosexualité est une abomination. Aussi ridicule que dramatique. Lucas Hedges joue un jeune homme perdu, pris entre ses convictions religieuses, c...

Le vent de la liberté de Michael Bully Herbig

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1979. En pleine guerre froide, deux familles ordinaires d’Allemagne de l’Est rêvent de passer à l’Ouest. Leur plan : construire une montgolfière et survoler la frontière. Une histoire vraie.  Je n'ai guère que deux reproches à faire à ce film - alors autant s'en débarrasser dès maintenant - : il ne s'étend pas sur le passé et les motivations des personnages, que ce soit les deux familles ou l'énigmatique agent de la Stasi qui les traque, remarquablement campé par Thomas Kretschmann. Par ailleurs, le réalisateur en rajoute un peu sur le suspense. Cela dit, on profite là de ce que l'Allemagne propose de mieux : un beau film historique, non dénué d'émotion mais dépourvu de pathos. On ressent complètement l'ambiance paranoïaque de l'Allemagne de l'Est de la fin des années 70, le travail réalisé sur l'atmosphère est assez exceptionnel, donnant un rendu extrêmement tendu avec de tous petits riens. Celui sur la lumière et la photographie est aussi...

Les tontons flingueurs de Georges Lautner

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A la faveur d'une conversation en salle de pause, j'ai eu envie de revoir ce film culte, que dis-je, mythique. Dieu merci, j'ai le DVD, que j'use régulièrement.  Propriétaire d'une petite usine de tracteurs, Fernand Naudin monte à Paris pour recueillir le dernier soupir d'un ami de jeunesse, Louis dit « le Mexicain », qui lui confie ses affaires louches en même temps que la garde de sa fille Patricia. Et les ennuis commencent...  Tout dans ce film est parfait : le scénario au dixième degré, les dialogues, les acteurs, la fin. Sorti en 1963 en noir et blanc, dialogué par l'indépassable Michel Audiard, il recèle des trésors d'humour : des situations cocasses, des répliques cultes, friandes de bons mots et d'argot ("Les cons, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît", le fameux "Touche pas au grisbi, salope", "C'est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases", "Patricia, mo...

Royal corgi de Ben Stassen et Vincent Kesteloot

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Rex, le chien préféré de Sa Majesté, perd son statut et se retrouve dans un chenil. Sa quête pour retourner à Buckingham et retrouver les faveurs de la Reine l'amènera à affronter de nombreux dangers mais aussi à rencontrer l’amour.  J'attendais plus d'aventures de ce dessin animé mignon mais dépourvu de ressort et de rebondissements, vu que les chiens s'avèrent extrêmement bavards. L'animation, plutôt chouette, convainc, moins toutefois que le message politique pro européen qui semble émerger des aventures prévisibles de ces chiens marrants. C'est souvent drôle, parfois un peu too much, l’anthropomorphisme étant trop poussé, jusqu'à la vulgarité (la chienne de Trump, Wanda qui danse). Sympathique, sans plus. 6/10

Tanguy, le retour d'Étienne Chatiliez

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16 ans plus tard, Tanguy, 44 ans, revient chez ses parents avec sa fille Zhu car Meï Lin l’a quitté. Paul et Édith font tout pour lui redonner goût à la vie, tressant ainsi la corde pour se pendre : Tanguy recommence à se sentir bien chez eux…  Le second a le mérite d'être dans la continuité totale du premier, tant en terme de fond que de forme. Cela relève presque du copier-coller visuel, un appart sublime en plus. On retrouve les acteurs avec plaisir, notamment Dussolier et Azéma et on découvre avec plaisir le personnage de Zhu, une vraie petite maligne celle-là. Cela dit, comme dans le premier, le scénario, inconsistant, s'essouffle, faute d'histoires secondaires. Souvent cocasses, les scènes s'enchaînent un peu mollement, sans trop d'acidité.  On s'ennuie un peu, c'est fade, mais pas complètement. Une comédie dramatique (je crois) douce-amère pas désagréable mais terriblement plate. 5/10

Mon inconnue d'Hugo Gélin

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Du jour au lendemain, Raphaël se retrouve plongé dans un monde où il n'a jamais rencontré Olivia, la femme de sa vie. Comment va-t-il s’y prendre pour reconquérir sa femme, devenue une parfaite inconnue ?  Le film a bonne presse mais la romcom française -avec touche de fantastique de surcroît- n'est pas toujours à la hauteur des attentes qu'elle suscite. Trop lente, trop comique, pas assez sentimentale, pas assez équilibrée. Or, ici, le scénario trouve un équilibre entre la veine comique, notamment amenée par le personnage du meilleur pote incarné par le formidablement attachant Benjamin Lavernhe, et la veine sentimentale, c'est à dire l'histoire de cette reconquête rocambolesque mais sincère. En effet, jamais Raphaël ne cesse d'aimer Olivia, souvent mal, avec maladresse mais très fort. François Civil, aussi à l'aise dans le rôle du "beau connard" que de l'amoureux éperdu, parvient à nous intéresser au sort de son personnage face à l'é...

La lutte des classes de Michel Leclerc

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Sofia, brillante avocate, et Paul, batteur punk anar, emménagent dans une petite maison de banlieue. Ils veulent le meilleur pour leur fils Corentin. Mais lorsque tous ses copains désertent l’école publique pour l’institution catholique Saint Benoît, Corentin se sent seul.  Je reste perplexe face à ce film. Je ne sais pas ce que le réalisateur voulait dire : que l'école publique est de mauvaise qualité ? que l'intégration c'est dur ? surtout pour les enfants ? que c'est compliqué de confronter ses grands principes à la réalité ? que même quand les principes sont bons, les imposer aux autres c'est un peu facho quand même ? que les bobos sont parfois ridicules ? que quand on a pas de moyens on évite les effets spéciaux parce qu'ils sont réellement hideux ? C'est bourré de clichés, même quand ils sont retournés, c'est bizarre. Pourtant on rit assez souvent et on s'interroge, notamment sur nos propres préjugés. Les scènes s'enchaînent plus o...

Chamboultout d'Eric Lavaine

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Béatrice célèbre avec les siens la sortie de son livre, dans lequel elle raconte l’accident de son mari qui a perdu la vue et souffre de graves troubles cognitifs. Ce livre va déclencher un joyeux pugilat car même si Béatrice a changé les noms, chacun de ses proches cherche à retrouver son personnage.  Je m'attendais à une comédie, c'est une comédie dramatique qui évoque sur fond de très beaux paysages la reconstruction et la vie après un grave accident qui laisse une personne handicapée et une bande d'amis déboussolée. José Garcia n'est pas mauvais mais malgré le bruit que fait son personnage, il reste assez transparent. Alexandra Lamy campe joliment une femme courageuse dont on aimerait parfois qu'elle réagisse et qu'elle dise leurs quatre vérités à ses copines. Des copines d'ailleurs, Olivia Côte joue la meilleure amie -mais une vraie meilleure amie- et s'en sort à merveille tandis qu'Anne Marivin et Ludivine de Chastenet sont détestables...

Dumbo de Tim Burton

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Les enfants de Holt Farrier, ex-artiste de cirque chargé de s’occuper d’un éléphanteau dont les oreilles démesurées sont la risée du public, découvrent que ce dernier sait voler...   J'adore l'univers de Tim Burton. Après Alice in Wonderland, il revisite cette fois un autre dessin animé Disney, Dumbo. Je n'ai guère de souvenir du vieil animé, sinon que je n'étais pas particulièrement fan. Le film démarre un peu lentement, le réalisateur prend son temps pour en venir au fait, à savoir la critique acerbe des parcs d'attraction et la célébration de la différence via une belle brochette de freaks. Grâce à des effets spéciaux réussi, il donne vie à l'éléphanteau à grandes oreilles, trop chou avec ses yeux bleus et signe un film espiègle et mélancolique à la fois. J'ai retrouvé des accents de ses films précédents, notamment dans la photographie et les couleurs. Les acteurs sont impeccables de Colin Farrell, charmant en père manchot désabusé mais aimant, ...