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Un parfait inconnu de James Mangold / Opaque mais musicalement réussi /

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New York, 1961. Un énigmatique jeune homme de 19 ans débarque du Minnesota avec sa guitare et son talent hors normes. Durant son ascension fulgurante, il noue d’intimes relations avec des musiciens légendaires de Greenwich Village, avec en point d’orgue une performance révolutionnaire et controversée qui créera une onde de choc dans le monde entier… Je ne suis pas particulièrement fan de Bob Dylan. J’ai découvert que je connais bien plus de ses chansons que je ne le pensais. Et c’est un peu près tout ce que j’ai appris, sinon que le chanteur est passablement un connard, qu’il ne veut rien dire de lui ou de son passé et qu’il a trompé sa copine avec Joan Baez. Effectivement, il reste un parfait inconnu. Et 2h20 pour ne pas dire grand-chose, c’est long, parfois on frôle l’ennui. Ce qui sauve le film, au-delà de la bonne interprétation des comédiens, Timothée Chalamet en tête, suivi par l’excellent Edward Norton, ce sont les scènes musicales, en solo, mais surtout en duo ou en groupe. Ell...

Jane Austen a gâché ma vie de Laura Piani / Généreusement romantique /

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Agathe a autant de charme que de contradictions. La vie n’est jamais à la hauteur de ce que lui a promis la littérature. Invitée en résidence d’auteurs en Angleterre, Agathe devra affronter ses peurs et ses doutes pour enfin réaliser ses rêves.  Voilà, ça, c’est une véritable comédie romantique qui coche toutes les cases et qui fait du bien ! On suit les pérégrinations d’une jeune femme qui ne parvient pas à se réaliser, ni personnellement ni professionnellement parce qu’elle se protège de tout. Grace au coup de pouce de son meilleur ami, elle va pouvoir se découvrir et oser vivre vraiment. Les personnages sont attachants et campés par un casting réussi : Camille Rutherford, héroïne intello et maladroite qui se pose mille questions à la seconde, Pablo Pauly, toujours plein de charme, et Charlie Anson, so british, so charming, sont épatants. Le scénario est agréablement prévisible, mais surtout très drôle et truffé de répliques marrantes et de références à Jane Austen. Son...

L'amour au présent de John Crowley / En demi-teinte /

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Almut et Tobias voient leur vie à jamais bouleversée lorsqu'une rencontre accidentelle les réunit. Une romance profondément émouvante sur les instants qui nous changent, et ceux qui nous construisent.  Présenté comme une comédie romantique, je qualifierais plutôt ce film de comédie dramatique sentimentale, même s’il parle de la naissance et de la vie d’un couple. Il fait sourire grâce aux personnages attachants, elle tranchée et vive, lui sensible (il est au bord des larmes pendant au moins la moitié des scènes) et passif. Florence Pugh et Andrew Garfield, très justes, forment un couple sympathique et complice. Le film doit beaucoup à leur talent. Dommage qu’il n’y ait pour ainsi dire aucun personnage secondaire, les autres rôles sont purement utilitaires. Le montage destructuré en trois parties m’a paru artificiel et n’apporte rien, d’autant qu’il donne un résultat assez confus. Quant à la réalisation, le côté caméra à l’épaule m’a donné le tournis, même si certains choix d’angles...

Un ours dans le jura de Franck Dubosc / Très réussi /

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Michel et Cathy, un couple usé par le temps et les difficultés financières, ne se parle plus vraiment. Jusqu’au jour où Michel, pour éviter un ours sur la route, heurte une voiture et tue les deux occupants. 2 morts et 2 millions en billets usagés dans le coffre, forcément, ça donne envie de se reparler. Et surtout de se taire.  Dubosc change de style et nous propose une comédie policière et sociale, un peu à l’anglaise mais avec un humour grinçant bien français. Le suspense se tient et l’humour noir, voire absurde, fonctionne parfaitement. Ici les habitants ont bien besoin d’argent, le couple est en bout de course, le gamin, disons limité, les gendarmes à la ramasse et encombrés de migrants non francophones (quand eux ne sont que francophones bien sûr). Quand des dealers internationaux débarquent dans leur petite bourgade morne avec une énorme sac de pognon, les appétits s’aiguisent. Franck Dubosc et Laure Calamy campent avec brio ce couple à la fois terre à terre et farfelu, face...

Mes 9 flops 2024

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  Avec les 3,5/10, ça faisait 13. Je ne suis pas superstitieuse, juste un peu débordée. Bad boys : ride or die d'Adil El Arbi et Bilall Fallah / Pas terrible / 3/10 Lowrey et Burnett décident d’innocenter leur ancien supérieur compromis par la découverte d’éléments le mêlant à la pègre. Un retour dans les années 80-90 à base de dialogues affligeants, d'humour lourd, de bikinis et de deux quinquas se comportant de sales gosses. Très vite oublié, ce qui en fait le moins désagréable de la catégorie. Venom : the last dance de Kelly Marcel / Indigent / 3/10 Eddie et Venom sont en cavale. Chacun est traqué par ses semblables et alors que l'étau se resserre, le duo doit prendre une décision dévastatrice. Ok, là, c’est vraiment un carnage ! Rien ne va. Du scénario décousu et vide d’enjeu, aux effets spéciaux sous forme de bouillasse numérique en passant par les personnages inutiles en carton-pâte, les acteurs peu concernés, les incohérences en veux-tu, en v...

Mes 8 tops 2024

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 J'ai exclu les films inférieurs à 8,5/10. Ai-je été sévère cette année ou seuls quelques films ont-ils atteint une forme d'excellence ? Furiosa : une saga Mad Max de George Miller / Captivant / 8,5/10 Dans un monde en déclin, la jeune Furiosa est arrachée à la Terre Verte par une horde de motards dirigée par le redoutable Dementus. Alors qu’elle tente de survivre à la Désolation, à Immortan Joe et de retrouver le chemin de chez elle, Furiosa n’a qu’une seule obsession : la vengeance. Un film d'action spectaculaire qui imprime un certain gigantisme. Moins convaincant que Fury Road mais extrêmement efficace. En fanfare d'Emmanuel Courcol / Généreux et juste / 8,5/10 Thibaut, chef d’orchestre de renommée internationale qui parcourt le monde, apprend qu’il a été adopté, qu’il a un frère, Jimmy, employé de cantine scolaire et qui joue du trombone dans une fanfare du Nord. En apparence, tout les sépare, sauf l’amour de la musique. Une belle h...

Nosferatu de Robert Eggers / Grandiloquent et pompeux /

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Nosferatu est une fable gothique, l’histoire d’une obsession entre une jeune femme tourmentée et le terrifiant vampire qui s’en est épris, avec toute l’horreur qu’elle va répandre dans son sillage. Je suis déçue par ce remake.  Je n’ai pas vu l’original mais j’en connais l’esthétique et les grandes lignes. Le réalisateur reprend les mêmes codes, parfois à la limite de l’expressionnisme, voire du grotesque. Il faut voir Lili-Rose Depp s’arcbouter et se tortiller en crachant du sang. Pour moi, ça n’a pas fonctionné, ça a plutôt prêté à sourire. L’atmosphère gotique est réussie, à grands renforts de clairs-obscurs – si bien que l’on flirte avec le noir et blanc – et de la musique un peu pompière. Tout cela manque cruellement de subtilité. J’aurais pu le pardonner si je ne ‘étais pas ennuyée pendant la moitié du film. Quant aux personnages féminins, ils sont vus comme en 1922 : mère sacrificielle ou hystérique soignée à coups de « serrez donc mieux votre c...

Kraven the hunter de J.C Chandor / Honnête /

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Kraven, un homme dont la relation complexe avec son père, l’impitoyable Nikolai Kravinoff, l'entraine vers une vengeance aux conséquences brutales, l’appelant à devenir non seulement le plus grand chasseur du monde, mais aussi l'un des plus redoutés.  Je m’attendais à un film de Fantasy (je n’ai pas vue la bande-annonce et je ne me suis pas particulièrement renseignée sur le sujet). De fait, la première scène m’a surprise. Comme je ne connaissais pas le personnage, je l’ai découvert avec plaisir. Aaron Taylor-Johnson, plutôt charismatique, campe un anti-héros charmant. Russell Crowe, Ariana DeBose, Fred Hechinger, Alessandro Nivola et Levi Miller complètent ce casting intéressant. Le scénario est très prévisible, mais plaisant, pas d’innovation, pas de sortie de route. Les effets spéciaux sont satisfaisants, la B.O vraiment sympa, les personnages plutôt attachants, le casting efficace, les abdos d’Aaron, attendus, bien dessinés. Cette origin story ne casse pas trois pattes à un...

Mufasa : Le roi Lion de Barry Jenkins / Pour les grands enfants /

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Rafiki raconte à Kiara la légende de Mufasa, aidé par Timon et Pumbaa. Mufasa, orphelin seul et désemparé, fait la connaissance de Taka, héritier d'une lignée royale. Leurs liens d’amitié seront soumis à rude épreuve lorsqu’il leur faudra faire équipe pour échapper à un ennemi aussi menaçant que mortel… Je ne suis que très moyennement emballée par les lives Disney, d’autant plus lorsqu’ils sont entièrement en image de synthèse. La technique a beaucoup évolué, et souvent, les images sont belles mais ce n’est jamais réaliste. N’eut-il pas mieux valu un dessin animé ? Le scénario, bien fichu, quoique prévisible, fonctionne, même si je ne vois pas l’intérêt du procédé sous forme de récit, sinon pour imposer la présence de Timon et Pumbaa qui ne servent pourtant à rien. On aime reconnaître les personnages, deviner ce qu’il va se passer pour raccrocher avec Le roi lion avec lequel il est plutôt cohérent. Amusant, le film est parfois émouvant, surtout pour les grands enfants comme moi pou...

Sarah Bernhardt, La Divine de Guillaume Nicloux / Exubérant /

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Paris, 1896. Sarah Bernhardt est au sommet de sa gloire. Icône de son époque et première star mondiale, la comédienne est aussi une amoureuse, libre et moderne, qui défie les conventions.  Je connais très mal Sarah Bernhardt, sinon à travers une biographie romancée écrite par Françoise Sagan sous forme épistolaire, charmante, mais loin d’être exhaustive. Le film n’a pas non plus vocation à l’exhaustivité puisqu’il traite de deux périodes de la vie de la comédienne : celle de son amputation et, par flashback, celle de son triomphe vingt ans plus tôt. Quoiqu’elle ne ressemble en rien à Sarah Bernhardt, Sandrine Kiberlain parvient à retranscrire son aura, son caractère expansif et généreux, trouble, torturé parfois. En revanche, on parle peu de son travail, de ses tournées gigantesques, du théâtre qu’elle a possédé…   Accompagnée d’une ribambelle de seconds rôles plus ou moins étoffés – Laurent Lafitte, Amira Casar, Laurent Stocker, Grégoire Leprince-Ringuet, elle ...