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Affichage des articles du octobre, 2026

Ni vue ni connue de Marc Fitoussi / Réjouissant mais inégal /

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Corinne Maclou, figurante, enchaîne les tournages avec l’espoir d’être remarquée et de décrocher enfin un vrai rôle. Lorsque son chemin croise celui de Sandrine Kiberlain et qu’une relation commence à se nouer entre les deux, Corinne espère concrétiser son rêve. Mais la célèbre actrice va-t-elle vraiment l’aider ?  Aimant les deux actrices principales et le cinéma, j’avais de bonnes raisons d’aller voir ce film. J’en suis ressortie avec un sentiment mitigé : j’ai aimé, mais moins que je ne l’espérais. Le film avance par une succession de scénettes plus ou moins bien reliées, qui donnent parfois une impression de dispersion.  Isabelle Huppert y est formidable en figurante qui s’accroche encore au rêve de percer. Elle parvient à rendre son personnage touchant et crédible, sans jamais le réduire au ridicule. On regrette simplement que le film ne nous en apprenne pas davantage sur ce qui se joue en elle, derrière ses espoirs tenaces. Sandrine Kiberlain, de son côté, cultive avec p...

Les héros du Louvre d'Élie Chouraqui / Émouvant et imparfait /

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Amoureux des arts, Babi Maklouf Benhamou est gardien de nuit au musée du Louvre. Mais alors que la Seconde Guerre mondiale éclate, Jacques Jaujard, le conservateur du musée, organise le sauvetage des œuvres d’art. Il confie alors à Babi, accompagné par sa famille, l’un des camions chargés de transporter les chefs-d'œuvre hors de Paris.  Joli film sur la famille, l’amour de la patrie et la transmission du patrimoine, le nouveau film de Chouraqui mêle la Grande Histoire du sauvetage des œuvres du Louvre à une histoire familiale plus intime, nourrie de souvenirs et, par endroits, de romanesque.  Le film prend cependant des libertés parfois flagrantes avec la chronologie de la guerre et de l’Occupation. Un choix qui peut troubler, d’autant que la mise en scène semble elle aussi chercher à recréer une époque : caméra souvent portée à l’épaule, filtres et texture de l’image composent un aspect volontairement vintage, mais parfois un peu artificiel.  L’interprétation constitue l...

Garance de Jeanne Herry / Humain et pudique /

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Garance, jeune actrice qui galère, trouve dans l’alcool un carburant, un réconfort inconditionnel. On la suit pendant huit ans de déménagements, de travail, de rencontres, de fêtes et d’angoisses, de joies et de coups durs.  Ayant apprécié les précédents films de la réalisatrice, j’étais curieuse de découvrir celui-ci, malgré quelques réserves à l’égard d’Adèle Exarchopoulos. Elles sont ici largement levées : la comédienne est excellente dans le rôle d’une femme alcoolique qui prétend assumer son alcoolisme, tout en s’enfonçant peu à peu dans la dépendance. Face à elle, Sara Giraudeau, tout en retenue, apporte une douceur bienvenue.  Après avoir privilégié les récits choraux dans ses films précédents, la réalisatrice fait cette fois le choix d’un portrait individuel, presque intime. Elle filme la lente déchéance de son personnage, mais aussi les mains qui se tendent — ou ne se tendent pas — tandis que la vie continue autour de l’alcool, avec ses errements et ses dangers. ...