Le maître du Kabuki de Sang-Il Lee / Intense mais sans ampleur /

Nagasaki, 1964 - A la mort de son père, chef d’un gang de yakuzas, Kikuo, 14 ans, est confié à un célèbre acteur de kabuki. Aux côtés de Shunsuke, le fils unique de ce dernier, il se consacre à ce théâtre traditionnel. Durant des décennies, les deux hommes évoluent côte à côte, entre scandales et gloire, fraternité et trahisons... 
Presque 3h de film, alors que j’ai plus ou moins renoncé à voir Avatar du fait de sa longueur excessive ? Oui, j’ai osé. La bande annonce était prometteuse, le sujet intriguant. Cette fresque qui s’étend sur près de 60 ans aurait clairement gagnée à être resserrée d’une demi-heure. Cela dit, elle a de nombreuses qualités, à commencer par l’esthétique soignée et immersive avec des décors et des costumes sublimes. Ensuite, l’intrigue, certes classique, est passionnante grâce à des personnages passionnés et ambivalents. Les acteurs sont excellents. C’est un plaisir de voir Ken Watanabe dans un rôle saisissant. On s’attache à ces hommes imparfaits qui ne vivent que pour leur art. Certes, le Kabuki est un art déroutant pour un européen et le film est généreux en scènes d’entraînement et de théâtre mais on s’habitue et finit presque par comprendre le jusqu’auboutisme de ses interprètes. Il manque un peu d’ampleur et de souffle pour convaincre complètement. 

7/10

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