L'âme idéale d'Alice Vial / Délicat et romantique /
Elsa, 40 ans, a renoncé
aux histoires d’amour car son don la garde à distance des autres : elle peut
voir et parler aux morts. Elle rencontre Oscar, un homme drôle et charmant, qui
lui fait espérer à nouveau que tout est possible. Mais au moment où elle
commence enfin à tomber amoureuse, Elsa réalise que leur histoire n’est pas
aussi réelle que ce qu’elle pensait…
J’y suis allée à reculons, en me disant
que le synopsis en dévoilait trop. Heureusement, je n’ai pas écouté mon
instinct. Le film est une comédie dramatique drôle et émouvante qui évoque le
deuil et la solitude. Je ne suis pas l’une des nombreuses fans de Jonathan
Cohen, son humour fonctionne mal sur moi. En revanche, ici, je l’ai trouvé très
bon : sobre, attachant. Magalie Lépine-Blondeau, une illustre inconnue
pour moi, normale, elle est québécoise, crève l’écran : solaire et
mélancolique à la fois. Les seconds rôles sont un peu limités. L’intrigue est
solide, elle présente étrangement (et je ne doute pas de la coïncidence) quelques
ressemblances avec All of us strangers : personnage qui communique avec
des fantômes solides, vivant dans un grand immeuble moderne, la solitude, l’histoire
d’amour impossible…. C’est romantique mais pas mièvre, bien mis en musique.
9/10
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